Ipsos freiné par les effets de change au premier trimestre
information fournie par Zonebourse 16/04/2026 à 17:59
Ipsos a publié un chiffre d'affaires de 554,9 millions d'euros pour le premier trimestre 2026, affichant une baisse totale de 2,4%. Ce repli s'explique quasi exclusivement par des vents contraires monétaires : l'appréciation de l'euro (notamment face au dollar) a pesé à hauteur de -5,4% sur l'activité. Hors effets de change, la croissance du groupe ressortirait positive à 3%.
Un carnet de commandes qui masque la baisse organique
La croissance organique s'établit à -1,4%, un chiffre qui ne reflète toutefois pas la vigueur commerciale sous-jacente. Ipsos explique disposer d'un carnet de commandes en progression organique de 1%, porté par un mois de mars particulièrement dynamique. Ce décalage temporel entre la prise de commande et sa reconnaissance comptable rend la direction confiante pour les mois à venir.
Plusieurs moteurs soutiennent cette reprise : le retour des Affaires Publiques après plusieurs années moroses, la demande repart aux Etats-Unis et en France. La résilience en Chine où le marché montre des signes d'amélioration, dopé par l'intégration rapide de l'intelligence artificielle. Et enfin, le succès du numérique avec la plateforme "Do It Yourself" Ipsos.Digital qui enregistre une croissance à deux chiffres.
Contrastes géographiques et stratégiques
La région EMEA tire son épingle du jeu avec une croissance de 5,3%, soutenue par l'intégration de The BVA Family, malgré la sortie du périmètre de la filiale russe au 1er janvier. A l'inverse, les Amériques reculent de 4,1% en organique, bien que le carnet de commandes y soit redevenu positif fin mars. Le Moyen-Orient reste sous surveillance en raison des tensions géopolitiques, sans toutefois impacter les prévisions globales.
Ambitions 2026 confirmées
Fort de ces indicateurs, Ipsos réitère ses objectifs pour l'exercice 2026, première année de son plan Horizons et vise une croissance organique comprise entre 2% et 3%, et une marge opérationnelle stable par rapport à 2025 (malgré les effets dilutifs de l'acquisition de BVA et le retrait de Russie).
Le groupe mise désormais sur l'accélération de ses services technologiques (Globally Managed Services) et sur l'IA pour transformer cette dynamique commerciale en croissance rentable dès le prochain trimestre.
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