IDI investit exclusivement ses propres fonds, avec succès.
PUBLICATION RES./CA
IDI a enregistré en 2025 une performance de qualité, avec une progression de 8 % de son ANR, à laquelle s’ajoute un dividende significatif. Dans le contexte actuel, le retour de liquidités sur des investissements de type private equity constitue un événement devenu rare. Fort de 222 M€ de « dry powder » et d’un rythme d’investissement demeurant rigoureux et discipliné, le groupe aborde 2026 avec des objectifs sereins.
IDI se distingue également par un alignement étroit entre l’enrichissement de ses équipes et les intérêts de ses actionnaires. Nous adhérons pleinement à cette thèse d’investissement.
ACTUALITÉ
- IDI a clôturé l’exercice avec un ANR par action en hausse de +8,1 %, à 97,1 €.
- Les capitaux propres consolidés se sont établis à 740 M€, contre 696 M€ en 2024.
- Le résultat des investissements a fortement progressé à 80,9 M€ (contre 35 M€ en 2024). Le résultat net a nettement augmenté à 59 M€ (contre 19,6 M€ en 2024).
- Proposition de dividende de 2,90 € par action, reflétant une politique de distribution stable.
- Capacité d’investissement robuste de 222 M€, garantissant une flexibilité accrue pour les opérations à venir.
ANALYSE
Après une année 2024 atone, IDI a enregistré un net rebond en 2025, avec un ANR par action en hausse de +8,1% à 97,1 €. Cette performance ressort au-dessus de la tendance dans un secteur sous pression. Wendel a publié une baisse de l’ANR d’environ -11,6%. Eurazeo continue de subir des tensions sur les valorisations. Le secteur est en phase d’ajustement, plus que de capitalisation.
IDI se démarque. Non pas parce qu’il aurait échappé au cycle, mais parce que son portefeuille s’est montré plus résilient et que sa discipline de valorisation est restée plus constante. Le groupe ne s’appuie pas sur une expansion des multiples pour faire progresser son ANR : la création de valeur provient de la performance opérationnelle sous-jacente et de prix de cession solides.
Avec uniquement leurs propres capitaux en jeu, les associés n’ont aucun intérêt à recourir excessivement à l’effet de levier ni à sortir prématurément. L’illusion d’une croissance portée par la gestion de capitaux de tiers a été identifiée et écartée par les dirigeants d’IDI il y a longtemps, ce qui leur a permis d’éviter cet écueil. Les actionnaires d’IDI bénéficient ainsi d’une équipe d’investissement expérimentée et resserrée, sans contrainte de calendrier. Cela facilite l’investissement dans des sociétés de petite taille, souvent positionnées sur des niches, et leur montée en puissance.
Certes, des pairs tels que Wendel ou Eurazeo se traitent fréquemment avec des décotes plus marquées sur l’ANR, proches de ~50%, contre une décote plus limitée pour IDI (24%). Néanmoins, nous continuons de privilégier IDI au regard de la qualité supérieure de son portefeuille et de la régularité de son exécution.
Les produits d’investissement ont plus que doublé à 80,9 M€, portant le résultat net à 59 M€, soit un niveau trois fois supérieur à celui de 2024. Cette dynamique traduit une reprise nette de l’activité après une année 2024 en demi-teinte. IDI a réalisé six opérations sur l’exercice, signalant un retour au déploiement, mais selon ses propres critères. La composition du portefeuille est révélatrice : Forsk apporte une exposition aux infrastructures télécoms via des logiciels visant à optimiser les réseaux. Intersoft Electronics renforce le positionnement sur les antennes et systèmes radar à réseau circulaire fixe, à destination des marchés civil et défense, bénéficiant de vents porteurs évidents liés à la hausse des dépenses de défense.
L’exécution demeure le signal clé. La cession de CDS/S4BT s’est traduite par un multiple de 6,5x et un TRI de 46%, puis IDI a réinvesti aux côtés du management. Monétiser, puis redéployer de manière sélective.
En synthèse, les résultats se redressent parce que le moteur tourne à nouveau : de façon sélective, mais avec efficacité.
IDI conserve une situation financière robuste, avec 740 M€ de capitaux propres et 222 M€ de capacité d’investissement. Cette puissance de feu constitue un facteur différenciant. Elle permet au groupe de rester sélectif et d’éviter tout déploiement contraint dans un environnement encore incertain. En capital-investissement, le timing conditionne les rendements. IDI peut se permettre d’attendre.
Le dividende proposé s’établit à 2,90 € par action, représentant 3% de l’ANR et un rendement de 4,4%.
La dynamique se prolonge en 2026. IDI a déjà finalisé deux opérations depuis le début de l’année. L’acquisition d’HotelHub (via S4BT) renforce son positionnement dans les technologies du voyage d’affaires et illustre la scalabilité de ses investissements de plateforme. Parallèlement, les négociations exclusives en vue de la cession de Winncare laissent entrevoir une cristallisation de valeur potentielle après une longue durée de détention.
L’exercice 2025 confirme la robustesse du modèle à travers les cycles : déploiement sélectif, gestion active des participations et sorties non contraintes par le temps. Le bilan demeure remarquable. Le groupe n’est pas sous pression pour investir, ce qui est déterminant dans un marché où de nombreux acteurs le sont encore. À nos yeux, IDI offre ce qui fait défaut au secteur : de la visibilité et une exécution discrète mais rigoureuse. Cela devrait soutenir la capitalisation de long terme et, in fine, une poursuite de la revalorisation progressive du titre.
IMPACT
Nous intégrerons les résultats de l’exercice 2025 dans notre modèle, prolongerons nos estimations jusqu’en 2028 et mettrons à jour notre valorisation de l’ANR (actif net réévalué).
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