IA et crypto : pourquoi BlackRock voit une convergence majeure
BlackRock estime que l’essor de l’intelligence artificielle pourrait ouvrir un nouveau terrain de croissance pour les cryptomonnaies. Stablecoins, Ethereum et paiements automatisés seraient au cœur de cette convergence entre agents IA et infrastructures blockchain, avec à la clé un nouveau moteur potentiel d’adoption.
BlackRock voit l’IA et la crypto converger
BlackRock, le géant américain de la gestion d’actifs, vient de publier un rapport intitulé The Machine-Native Economy , signé notamment par Robert Mitchnick, responsable des actifs numériques du groupe. Sa thèse peut se résumer ainsi : l’intelligence artificielle représente une intelligence native pour les machines, alors que les cryptos constituent une monnaie native pour les machines. Et actuellement, les deux univers commencent à se rejoindre.
Cette convergence est notamment liée à l’essor de l’IA agentique, capable de planifier et d’exécuter des tâches complexes avec peu, voire sans intervention humaine. Pour BlackRock, la blockchain fournit l’infrastructure programmable qui relie cette intelligence à l’activité économique réelle, notamment aux paiements.
Stablecoins et x402, le duo qui séduit les machines
Le rapport insiste sur l’inadéquation des rails de paiement traditionnels pour les transactions entre agents. À l’inverse, les stablecoins offrent un règlement quasi instantané, disponible 24 heures sur 24, et des frais moins élevés.
Leur capitalisation dépasse désormais 300 milliards de dollars et le volume de transactions ajusté a franchi les 11 000 milliards de dollars en 2025, un ordre de grandeur proche de Visa et Mastercard.
BlackRock met en avant le protocole x402 développé par Coinbase , qui permet aux agents IA de régler des services en stablecoins. À ses côtés, d’autres standards émergent, comme le Machine Payments Protocol de Stripe et Tempo, ou l’Agentic Commerce Protocol conçu avec OpenAI.
Ethereum, gagnant potentiel
Le rapport souligne que la montée en puissance des stablecoins profite aussi aux blockchains qui les hébergent. L’USDC circule majoritairement sur Ethereum, avec plus de 46 milliards de dollars, devant Hyperliquid, Solana, Base et Arbitrum. Plus l’activité liée aux stablecoins s’intensifie, plus la demande d’espace sur les blockchains et de services de validation augmente, ce qui pourrait soutenir la valeur des actifs natifs comme l’Ether (ETH), actuellement à 2 747 dollars.
Autre piste étudiée : la puissance de calcul informatique, devenue une ressource stratégique avec l’essor de l’intelligence artificielle. BlackRock estime que les revenus du cloud des géants technologiques pourraient atteindre 1 100 milliards de dollars en 2030, soit une croissance annuelle moyenne de 29 % depuis 2025.
Cette capacité de calcul pourrait à terme être découpée en actifs numériques, échangée sur des marchés blockchain ou même utilisée comme garantie pour obtenir des financements. Autrement dit, la puissance informatique nécessaire au fonctionnement des modèles d’IA pourrait devenir une ressource financière négociable au même titre que d’autres actifs.
L’accord conclu par Stripe en août dernier pour acquérir OpenRouter, une plateforme qui oriente les requêtes entre plus de 400 modèles d’IA, illustre cette convergence croissante entre paiements numériques et consommation de ressources informatiques.
Sources : BlackRock Digital Assets Research , Visa Onchain Analytics / Allium , x402 whitepaper – Coinbase
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