( POOL / BENOIT TESSIER )
Le Groupe ADP a engrangé un bénéfice net de 382 millions d'euros en 2025, une hausse de 11,7% sur un an malgré l'alourdissement de la fiscalité et des effets de change défavorables, a annoncé mercredi soir le gestionnaire d'aéroports.
L'entreprise française, qui a atteint tous ses objectifs financiers annuels, a vu son chiffre d'affaires croître de 8,9% à 6,7 milliards d'euros, stimulé par le quasi retour aux volumes de passagers d'avant-Covid-19 à Paris-Charles-de-Gaulle (CDG) et Orly, et le dynamisme de ses activités à l'étranger, a-t-elle détaillé dans un communiqué.
Si le chiffre d'affaires a été conforme aux projections des analystes financiers, le bénéfice net part du groupe s'est avéré inférieur: les fournisseurs de données financières FactSet et Bloomberg l'évaluaient respectivement à 465 et 505 millions d'euros.
A noter que la base de 2024, 342 millions, était basse: le Groupe ADP avait alors déjà subi une forte hausse de la pression fiscale et des éléments exceptionnels ayant provoqué une chute de 45,8% de son bénéfice par rapport à 2023 (631 millions).
Jugeant que la société avait enregistré "une performance solide" l'année dernière, le PDG d'ADP, Philippe Pascal, cité dans le communiqué, a souligné que le bénéfice avait été affecté par "l'accroissement de la fiscalité en France, ainsi que des effets comptables liés aux variations anormalement élevées des taux de change".
ADP a chiffré à -92 millions d'euros les conséquences sur son bénéfice de "la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France".
M. Pascal, qui a succédé il y a tout juste un an à Augustin de Romanet, s'est félicité du fait que l'un des indicateurs fétiches du groupe, le chiffre d’affaires par voyageur en "zones réservées", situées après les contrôles de sécurité, ait "fait preuve de résistance malgré des tendances macroéconomiques défavorables". Il s'est toutefois légèrement érodé à 31,7 euros, contre 32,1 un an plus tôt.
CDG et Orly ont retrouvé en 2025 quelque 99% du volume de leurs passagers de 2019, avant la pandémie: 107 millions de voyageurs au départ et à l'arrivée.
Le groupe, détenu à 50,6% par l'Etat français, gère 24 autres plateformes dans le monde, d'Antalya (Turquie) à Santiago du Chili en passant par Amman en Jordanie et Hyderabad (Inde), en direct ou via des partenaires.
Sur ce périmètre élargi, il a de nouveau battu l'année dernière son record de passagers annuels, à 379 millions, en hausse de 4,2% sur un an.
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer