Glencore renoue avec les profits en 2025
information fournie par Zonebourse 18/02/2026 à 15:23
Au second semestre de cet exercice, l'entreprise anglo-suisse de négoce, de courtage et d'extraction de matières premières affiche un Ebitda en hausse de 49% par rapport au premier semestre, portée par le rebond des prix des métaux et l'augmentation des volumes de production. Selon Jefferies, "Glencore a publié un Ebitda de 8,1 MdsUSD sur ce second semestre (en hausse de 1% sur un an), dépassant ses prévisions de 7,7 MdsUSD et le consensus VA de 7,9 MdsUSD".
Ce mercredi, Glencore a publié ses résultats préliminaires sur l'exercice 2025. Il a généré 13,5 milliards de dollars d'Ebitda ajusté, soit une baisse de 6%. Il reflète principalement la baisse des prix de l'énergie et du charbon sidérurgique, partiellement compensée par le raffermissement des cours des métaux, particulièrement au second semestre, ainsi que par la contribution sur l'année complète d'EVR (l'ancienne division de charbon sidérurgique du groupe canadien Teck Resources).
Le groupe spécialisé dans la production et la distribution de métaux, de minéraux et de produits pétroliers indique que son flux de trésorerie généré par les activités opérationnelles (avant variation du besoin en fonds de roulement, intérêts et impôts) s'élève à 10,6 MdsUSD, en baisse de 5%, reflétant la diminution de l'Ebitda ajusté.
Le résultat opérationnel (Ebit) ajusté a diminué de 14% à 5,98 MdsUSD. Jefferies affirme que "l'Ebit du segment Marketing pour l'exercice 2025 a atteint 2,9 MdsUSD se situant ainsi au milieu de la fourchette de long terme du groupe (2,3-3,5 MdsUSD)".
Le résultat net attribuable aux actionnaires ressort à 363 MUSD contre une perte en 2024 de 1,63 MdUSD. Par action, il ressort à 0,03 USD.
Le chiffre d'affaires a augmenté de 7% sur un an à 247,5 MdsUSD.
Glencore ambitieux pour la production de cuivre
En application de sa politique de retour aux actionnaires, le dividende de base au titre de l'exercice 2026 est fixé à 0,10 USD par action (environ 1,2 MdUSD), montant établi d'après les flux de trésorerie générés en 2025.
"Lors de notre Capital Markets Day, nous avons mis en avant notre portefeuille exceptionnel d'actifs et de projets dans le cuivre, traçant notre trajectoire pour passer du statut de producteur de cuivre déjà majeur à celui de l'un des plus grands producteurs mondiaux au cours de la prochaine décennie. Nous prévoyons d'atteindre une production annualisée de plus d'un million de tonnes d'ici fin 2028, Glencore visant désormais environ 1,6 million de tonnes de cuivre d'ici 2035", a souligné Gary Nagle, directeur général de la société, au sujet des perspectives.
Jefferies souligne que "les prévisions à trois ans de Glencore en matière de production et de dépenses d'investissement restent globalement inchangées". Pour les coûts unitaires du cuivre, les prévisions indiquent une baisse d'environ 46%. Pour les volumes de production, une augmentation d'environ 30% est attendue entre 2025 et 2029.
Le potentiel de croissance externe reste un facteur déterminant, même après le retrait de Rio Tinto en raison du prix, ajoute le bureau d'études.
Le 5 février dernier, dans un bref communiqué de presse, Rio Tinto avait confirmé des rumeurs de presse en indiquant qu'il n'envisageait plus de fusion éventuelle ou autre regroupement d'entreprises avec Glencore. Le groupe minier multinational anglo-australien, précisait que cette décision a été prise car il ne parviendrait pas à trouver un accord qui créerait de la valeur pour ses actionnaires.
Au début de l'année, le 8 janvier, les deux sociétés avaient annoncé avoir engagé des discussions préliminaires concernant une éventuelle combinaison de tout ou partie de leurs activités, laquelle pourrait inclure une fusion entièrement en actions entre Rio Tinto et Glencore.
La fusion des deux sociétés, qui avait déjà été envisagée il y a plus d'une décennie aurait pu donner naissance au plus grand groupe minier mondial, dont la capitalisation boursière combinée aurait été proche de 207 MdsUSD.
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