La fréquentation des centres commerciaux aurait baissé de 17% le week-end des 8 et 9 décembre. (© JP. KSIAZEK / AFP)
La crise sociale devrait faire souffrir plusieurs entreprises cotées. Hôtellerie, tourisme, énergie, distribution, autoroutes : Le Revenu revient sur l'impact du mouvement des «gilets jaunes» sur ces secteurs d'activité.
On se souvient peut-être que, grâce aux accords de Grenelle signés par les syndicats et le Premier ministre de l’époque, Georges Pompidou, le pays était sorti du chaos des événements de mai 1968.
Et l’économie française avait ensuite rebondi de façon spectaculaire. En sera-t-il de même avec la crise des Gilets jaunes ? Les mesures annoncées par le Premier ministre (abandon de la taxe carbone, etc.), puis celles présentées par le président de la République (hausse du Smic, etc.) marqueront-elles la fin de cette révolte sociale inédite ?
Une chose est sûre : le coût des mesures en faveur du pouvoir d’achat avoisinerait les 10 milliards d’euros, ce qui fera fortement grimper le déficit l'an prochain.
Les marchés s'inquiètentMesure de l’inquiétude des investisseurs, l’écart de rendement de l’emprunt d’État dix ans (OAT) avec celui de l’État allemand (Bund) de même échéance s’est accru de 10 points de base (0,1 point de pourcentage) depuis le début novembre.
Les porteurs d’obligations d’État françaises exigent désormais une rémunération de 45 points de base supérieure à celle d'un Bund à 10 ans : c’est un plus-haut depuis mai 2017.
Certes, les taux restent très bas, mais la situation française pourrait susciter l'inquiétude de nos partenaires.
De son côté, le ministre de l’Économie a déjà estimé

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