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GESTION-Les risques montent pour les marchés actions - AllianzGI
information fournie par Reuters 15/11/2023 à 12:48

La situation se complique pour les marchés actions, mais les conditions vont s'améliorer pour les obligations souveraines alors que la zone euro est attendue en récession et que l'activité américaine montre des signes de ralentissement, estime-t-on chez AllianzGI.

AllianzGI s'est réexposé aux actions après leur chute d'octobre, mais la prudence est de mise pour 2024, a prévenu Greg Hirt, Global CIO Multi Asset chez AllianzGI, au cours d'une conférence de presse mardi.

Les entreprises sont en effet confrontées aux impacts des taux élevés, qui ont atteint des records sur plus de dix ans en zone euro et aux Etats-Unis, et à la baisse des anticipations d'inflation qui rend plus difficile de maintenir les marges.

Ces condition pèseront d'autant plus que les analystes ont revu en hausse leurs prévisions de résultats après les publications du troisième trimestre, donnant des objectifs difficiles à atteindre dans un contexte de ralentissement économique, tandis que les marchés sanctionnent sévèrement toute déception sur les résultats.

Aux Etats-Unis, Greg Hirt prévoit en effet une récession au deuxième trimestre 2024: le volume d'épargne des ménages américains a été sous-estimé, contribuant à la bonne tenue de l'activité américaine jusqu'à présent, mais plusieurs indicateurs avancés suggèrent que l'économie s'affaisse.

Les marchés pourraient par ailleurs devoir composer avec une Réserve fédérale moins accommodante qu'anticipé: Greg Hirt juge que la banque centrale ne baisserait ses taux qu'au troisième trimestre 2024, quand les investisseurs parient sur une première baisse dès juin.

La zone euro sera sous la pression de l'Allemagne, dont le secteur manufacturier est confronté à la hausse des coûts de productions et à la concurrence croissante de la Chine.

Pour autant, les grands indices européens, comme l'Eurostoxx, demeurent intéressants: les valorisations sont faibles et le tropisme international des composants contribuent à le décorréler de la situation économique européenne.

Les titres obligataires devraient à l'inverse profiter des vents économiques contraires, d'autant que les taux ont atteint un plafond et que les anticipations d'assouplissement des politiques monétaires en 2024 soutiendront ces actifs.

Le groupe a d'ailleurs déjà reconstitué des positions en Treasuries et Bund allemands pour profiter des rendements élevés de ces actifs.

Parmi ses autres convictions, le gérant d'actif estime que les actions japonaises, dont la performance en 2023 a surpris les marchés, sont devenues trop exposées à un changement de politique monétaire de la Banque du Japon, et que l'importance du positionnement long des investisseurs internationaux pose des risques.

Côté émergents, la Chine redevient attractive - les valorisations sont basses et la situation économique semble s'améliorer - mais les flux entrants sur le marché sont encore trop faibles pour s'y exposer.

Greg Hirt favorise également l'or, soutenu par les achats massifs des banques centrales dans le monde, le pétrole et les valeurs du secteur de l'énergie, dans un contexte de hausse du prix du brut, et le cuivre, qui profitera de la reprise chinoise.

(Rédigé par Corentin Chappron, édité par Kate Entringer)

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