PARIS, 27 juin (Reuters) - L'appétit des investisseurs pour
les actions américaines leur fait ignorer des risques pourtant
bien présents sur certaines valorisations, selon Duilio Ramallo,
gérant d'un fonds spécialisé pour Robeco.
Les actions ont à nouveau la cote depuis le début de l'année
en raison de la posture accommodante adoptée par la Réserve
fédérale, de la capacité de la Chine à gérer le ralentissement
de son économie et de l'apaisement de la crainte d'une
récession, a-t-il expliqué jeudi à des investisseurs lors d'une
conférence à Paris.
"La recherche du profit l'emporte sur la peur", a-t-il dit.
"Si le niveau d'ensemble des valorisations n'est pas alarmant
[sur le marché américain], certaines commencent à devenir
problématiques".
Les valorisations trop optimistes concernent à la fois des
valeurs américaines de croissance comme des valeurs défensives,
a précisé le gérant du fonds Robeco BP U.S. Premium Value, qui
privilégie dans sa gestion des titres associant une valorisation
attractive, des fondamentaux solides et une tendance haussière.
Son exposition est ainsi nulle ou quasiment inexistante sur
certains secteurs comme l'immobilier coté et les services aux
collectivités, tous deux défensifs mais jugés trop chers.
Les valeurs financières américaines continuent de dominer
dans le portefeuille, soutenue notamment par les assurances.
Viennent ensuite la santé et la technologie, avec certains
titres qui brillent par leur absence, notamment Apple AAPL.O
et Amazon AMZN.O .
"Pour Amazon, c'est simplement parce que les bénéfices
risquent d'avoir du mal à justifier une valorisation élevée", a
expliqué Duilio Ramallo.
"Pour Apple, c'est parce que nous pensons qu'il est
difficile dans l'électronique grand public de maintenir des
marges élevées sur une longue période".
Le risque numéro un pour les actions américaines vient du
conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine, a dit sans
originalité le gérant, en insistant sur le fait que le bras de
fer en cours représentait une menace non seulement pour la
croissance économique des deux protagonistes mais également pour
les bénéfices des composants du S&P-500, dont il juge les
prévisions exagérément optimistes.
Dans le débat entre les valeurs chères à forte croissance
("growth") et celles plus abordables mais à la qualité éprouvée
("value"), Duilio Ramallo tranche pour celles dont il s'est fait
une spécialité.
"Historiquement, tout suggère que le style 'value'
l'emportera sur les valeurs 'growth' sur les 12 prochains mois",
a-t-il dit.
(Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault)
GESTION-Les investisseurs trop gourmands sur les actions US-Robeco
information fournie par Reuters 27/06/2019 à 16:17
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