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GB-La croissance du PIB ralentit moins que prévu au T2
information fournie par Reuters 30/09/2026 à 12:21

(Actualisé avec citations, détails et contexte §§7-8 et §§1-17)

La croissance de l'économie britannique a ralenti moins que prévu au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon les chiffres définitifs publiés mercredi par l'Office national de la statistique (ONS).

Les données, qui montrent une amélioration concernant les finances des ménages et les investissements des entreprises, pourraient apporter un certain réconfort au ministre des Finances britannique, John Healey, en pleine préparation du budget d'octobre.

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5% sur la période avril-juin 2026, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur +0,4%, comme en première estimation.

Le PIB était ressorti en hausse de 0,6% au premier trimestre 2026.

Sur un an, la croissance s'est établie à +1,4%, après +1,2% à la même période l'année précédente, au-dessus de la première estimation et des prévisions des économistes interrogés par Reuters.

La Grande-Bretagne a enregistré la croissance économique la plus importante des pays du G7 au premier semestre 2026.

"La révision à la hausse de la croissance du PIB réel au deuxième trimestre (…) suggère que l’économie s’est montrée un peu plus résistante à la hausse des prix de l’énergie au premier semestre que ce que l’on pensait auparavant", commente Ashley Webb, économiste chez Capital Economics.

"Cette résilience pourrait se poursuivre au troisième trimestre, mais nous nous attendons tout de même à ce qu’elle s’estompe au quatrième trimestre, à mesure que la hausse de l’inflation grignote davantage les revenus réels des ménages", ajoute-t-il.

Le revenu disponible réel des ménages par habitant a augmenté de 1,0% en glissement trimestriel au cours des trois mois clos en juin, après une baisse de 0,8% au premier trimestre.

L'ONS a également revu à la hausse la croissance des investissements des entreprises au deuxième trimestre, la portant à un taux annuel de 5,2%, contre une estimation initiale de 0,8%.

DES INCERTITUDES LIÉES AU BUDGET

Le taux d’épargne des ménages a atteint 8,8% au deuxième trimestre, contre 8,6% au premier trimestre (chiffre révisé à la baisse).

Toutefois, Thomas Pugh, économiste chez RSM UK, estime que "les six prochains mois s'annoncent plus difficiles, avec des hausses potentielles des taux d'intérêt, une forte accélération de l'inflation et un nouveau budget prévoyant des hausses d'impôts. Cela pèsera lourdement sur la croissance cet hiver".

La Banque d’Angleterre a maintenu ses taux d’intérêt à 3,75% en septembre et les investisseurs anticipent une hausse d’un quart de point en novembre, la première depuis le début de la guerre en Iran.

Des données sur la balance des paiements publiées par l’ONS ont montré que le Royaume-Uni avait enregistré au deuxième trimestre un déficit courant inférieur aux prévisions des économistes, à 19,9 milliards de livres sterling (23,25 milliards d'euros) contre un consensus de 24,7 milliards de livres sterling.

Le déficit s’est établi à 1,4% du PIB, son plus bas niveau depuis cinq ans, notamment en raison de la forte croissance des exportations de services.

Pour autant, de nombreux économistes s’attendent à ce que les impôts augmentent de plusieurs milliards de livres dans le budget du 28 octobre, afin d’atteindre ses objectifs de réduction du déficit.

"Dans l’ensemble, la balance courante restera sous pression, car la hausse durable des prix de l’énergie maintient les importations à un niveau élevé", avise Rob Wood, économiste chez Pantheon Macroeconomics.

(Rédigé par Rihab Latrache, avec la contribution de Suban Abdulla et Andy Bruce, édité par Augustin Turpin)

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