1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

France-Un prototype pour transformer les déchets plastiques en carburant
Reuters18/12/2018 à 15:53

    * Un projet soutenu par l'acteur Samuel Le Bihan
    * L'inventeur est un autodidacte
    * Une pyrolyse des plastiques améliorée

    par Matthias Galante
    NICE, 18 décembre (Reuters) - Une machine de la taille d'un
container capable de recycler tous les déchets en plastique pour
en tirer du carburant, simple, robuste et réparable au fin fond
de la brousse : le prototype de cette invention attend désormais
de prendre son envol.
    L'acteur français Samuel Le Bihan espère finaliser en 2019,
principalement à destination des pays émergents, la conception
de cette machine capable de lutter contre la pollution tout en
fournissant de l'énergie à des populations parfois isolées.
    "L'idée, c'est de stimuler le ramassage des déchets avant
qu'ils finissent dans les océans avec un équipement à taille
humaine tenant dans un container et pouvant créer une économie",
explique celui qui a notamment tourné dans les films Disco,
Mesrine ou la série télévisée Alex Hugo. 
    Via l'association Earthwake qu'il a confondée, il soutient
financièrement depuis trois ans et demi le développement d'une
invention baptisée Chrysalis, fabriquée dans un hangar du
haut-pays niçois à Puget-Théniers (Alpes-Maritimes) par
Christofer Costes, un chercheur autodidacte âgé de 35 ans. 
    Après la récente démonstration aux médias d'un modèle qui
fonctionne sur de petites quantités, un prototype final "de
grosse taille" devrait être dévoilé en mai. Selon son créateur,
"il permettra de produire entre 30 et 50 litres de carburant
avec 30 à 50 kilos de plastique en 1h15/1h20 de temps". Il sera
également "robuste et réparable au fin fond de la brousse".
    Le secret de fonctionnement réside dans la pyrolyse des
plastiques, mais améliorée, assure Christofer Costes. Celle-ci
"permet de chauffer à 450 degrés en l'absence d'oxygène dans un
réacteur fermé tout en supprimant la production de cires qui en
résulte avec les techniques habituelles". 
    "Au final, on n'obtient que du carburant : 60% de gasoil,
20% d'essence, 10% de gaz et des résidus carbonés", ajoute-t-il.
    
    UN MODÈLE "ÉCONOMIQUEMENT DURABLE"
    Son dispositif peut engloutir des matériaux qui ne se
recyclent pas, en polyéthylène et en polypropylène, issus par
exemple de sacs plastiques, de bâches ou de seaux.
    L'homme, titulaire d'un BTS en électrotechnique, dit avoir
eu l'idée de se lancer sur le sujet après avoir "vu sa femme
rentrer des courses et jeter des plastiques qu'elle venait à
peine d'acheter". Il raconte avoir envoyé ses plans sur le site
internet d'une émission de télé qui collectait des idées
d'inventeurs avant d'être mis en contact avec l'association qui
lui paye un salaire et achète le matériel nécessaire.
    Pour François Danel, directeur d'Earthwake, cet équipement
n'est pas seulement basé sur une technique innovante : "Il doit
être un outil environnemental et social, créer de la valeur et
des emplois. On veut que le modèle soit économiquement durable".
    Samuel Le Bihan, qui affirme vivre les problèmes
environnementaux de "manière épidermique" souhaite que le
carburant devienne au final des kilowatts heure afin par exemple
de faire fonctionner des groupes électrogènes, d'aider à fournir
internet ou du wifi dans les pays émergents. 
    "Si ce plastique a de la valeur, les gens ne vont pas le
jeter, un peu comme une consigne de bouteille",
s'enthousiasme-t-il. "Je rêve de voir le nombre de tonnes de
déchets qui traînaient dehors que l'on aura pu traiter."
    Chrysalis a reçu le soutien, il y a quelques jours, du
Conseil départemental des Alpes-Maritimes qui lui a remis un
trophée Green Deal saluant l'initiative en matière de transition
écologique et alloué une subvention de 50.000 euros.

 (Edité par Yves Clarisse)
 

2 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • bern1616
    18 décembre16:39

    et quand en france comme en allemagne toutes les consignes à 25 cents les gens jettent pas ils raménent

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Mes listes

Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer