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France-Le PS se pose en adversaire de LaRem pour les municipales
information fournie par Reuters 22/06/2019 à 14:41

    PARIS, 22 juin (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti
socialiste (PS), Olivier Faure, a mis samedi le cap sur les
élections municipales de 2020, en vue desquelles il a exclu tout
accord avec des élus favorables à la politique menée par
l'actuel exécutif.  
    Devant les cadres du parti réunis en Conseil national à
Paris, le député s'est appuyé sur les 6,2% des voix obtenues par
la liste du duo PS-Place publique aux élections européennes du
26 mai pour lancer les prochaines échéances. 
    "Nous devons partout rechercher l'union" de "l'ensemble de
la gauche et des écologistes", a-t-il dit dans un discours.
"Nous ne soutiendrons à aucun endroit de France un candidat, un
maire, qui lui-même soutiendrait la politique gouvernementale
d'Edouard Philippe et Emmanuel Macron."
    Olivier Faure a dénoncé les manoeuvres engagées par le parti
présidentiel, qui a commencé à investir des candidats.
   
    "LaRem joue au poker avec une paire, ils voudraient
organiser le jeu de ceux qui ont un carré d'as", a-t-il dit. 
    Le premier secrétaire a lancé l'idée d'un projet de charte
"qui engagera les candidats aux municipales", invitant les
socialistes à réfléchir à son contenu à travers des forums et
une convention. 
    Le sujet sera sur la table des universités d'été du PS à La
Rochelle (Charente-Maritime), fin août.  
    Au regard de récents sondages, le premier secrétaire juge
possible des victoires socialistes dans de grandes villes comme
Nantes, Nancy et Paris, où La République en marche menace la
maire PS sortante Anne Hidalgo.   
    Olivier Faure a souligné les désaccords de son camp avec
l'actuel exécutif concernant notamment la réforme de l'assurance
chômage, qui se fera sans les partenaires sociaux, et la
privatisation d'ADP  ADP.PA , sur laquelle des élus d'opposition
de tous bords ont engagé une procédure menant vers un référendum
d'initiative populaire.  
    Selon lui, près de 300.000 personnes ont signé la pétition
en ligne, alors que 4,7 millions sont nécessaires pour prolonger
le processus. 
    "Le but du jeu ce n'est pas d'obtenir un référendum pour un
référendum, c'est d'obtenir que ce gouvernement interrompe son
mouvement de privatisations et ce que je sais c'est que si nous
sommes un, deux, trois, quatre millions à signer, ce processus
s'interrompra avant même ce référendum", a-t-il dit.

 (Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse)
 

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