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France : croissance de 1,2% et amélioration de l'emploi cette année selon l'Insee

Boursorama19/06/2015 à 16:00

L'Insee prévoit une amélioration du paysage économique en France cette année, mais évoque néanmoins certains risques.

En France, la croissance a accéléré au premier trimestre. L’éclaircie économique devrait se poursuivre, explique l’Insee. L’institut estime une croissance à +1,2% cette année, mais souligne que certains risques pourraient remettre en cause un tel scénario.

L’activité économique française se redresse lentement mais sûrement. Après trois années de croissance faible (+0,2% en 2012, +0,7% en 2013 et +0,2% en 2014), l’Insee réaffirme son scénario d’une reprise sensible en 2015.

Contexte : un bon début d’année en zone euro, des doutes à l’étranger

La reprise ne concerne pas seulement la France, mais l’ensemble de la zone euro, souligne l’Insee dans sa dernière note de conjoncture mensuelle publiée le 18 juin.

Au premier trimestre, « l’activité de la zone euro a conservé son rythme de croissance de fin d’année [2014], accélérant un peu plus vivement qu’attendu en France, en Espagne et en Italie, et ce malgré un infléchissement en Allemagne », rappelle l’institut. « L’économie française a été dynamique au premier trimestre (+0,6 %), même si la hausse résulte pour partie d’éléments ponctuels », notamment l’énergie et une bonne production manufacturière.

Cette reprise régionale a pourtant fait figure d’exception. « L’année a commencé par un coup de froid inattendu hors de la zone euro : l’activité américaine s’est à nouveau repliée, la croissance britannique a déçu et, surtout, les échanges mondiaux se sont fortement contractés », rappelle également l’Insee.

« Pourtant, les économies avancées sortiraient rapidement de ce trou d’air […]. Les fondamentaux de la croissance des pays avancés semblent maintenant plus solides, comme l’atteste la bonne orientation du climat des affaires », poursuit la même source.

France : 0,3% de croissance au second trimestre et 1,2% cette année

Ainsi, la conjoncture économique devrait poursuivre sur la bonne voie au cours des prochains mois, explique l’Insee.

« Au deuxième trimestre, […] le rythme de croissance du PIB resterait plus élevé (+0,3 %) qu’en moyenne depuis le printemps 2011 (+0,1 % par trimestre). […] La consommation des ménages serait de nouveau le principal facteur de cette hausse, soutenue par les hausses récentes de pouvoir d’achat ». Par la suite, « la hausse du PIB se maintiendrait à +0,3 % au troisième trimestre, puis s’élèverait un peu en fin d’année (+0,4 %) […]. En moyenne sur l’année, la croissance serait de +1,2 % (après +0,2 % en 2014), soit la plus forte hausse depuis 2011 », explique l’Insee.

Retour de l’emploi

Surtout, la reprise se traduirait également par un regain tant attendu d’emploi selon l’Insee. « L’accélération de l’activité et les politiques d’enrichissement de la croissance en emplois stimuleraient l’emploi, qui serait fin 2015 rehaussé de 114.000 postes par rapport à fin 2014. La hausse au second semestre permettrait même une stabilisation du chômage en France, à 10,4 % de la population active en fin d’année, voire une baisse si la population active est de nouveau moindre que prévu ».

Facteurs de risques : l’impact de la Grèce et des émergents

Ce scénario central reste dépendant de l’évolution de certaines variables économiques majeures.

« Le principal aléa de ce scénario porte sur les dépenses des entreprises pour lesquelles une nette accélération est attendue au second semestre : si l’utilisation des capacités de production ne s’intensifie pas, ce scénario sera invalidé ; à l’inverse, le mécanisme de suramortissement récemment mis en place pourrait inciter plus encore que prévu les entrepreneurs à anticiper leurs décisions d’achats », explique d’abord l’Insee sur le front microéconomique.

D’autres risques proviennent de facteurs macroéconomiques. « Des incertitudes portent par ailleurs sur l’environnement international : d’une part, le ralentissement des économies émergentes pourrait à nouveau surprendre ; d’autre part, le scénario retenu suppose qu’un accord entre la Grèce et ses créditeurs permettra de préserver la stabilité de l’Union monétaire mais, dans le cas contraire, les perspectives des économies de la zone euro seraient plus sombres ».

X. Bargue

Retrouvez tous les articles de la rédaction de Boursorama dans la rubrique dédiée.

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