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Fed : une hausse des taux gagnait du terrain en juillet, avant le coup de froid sur l'emploi
information fournie par Zonebourse 19/08/2026 à 20:31
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Les dernières Minutes de la Réserve fédérale montrent que le débat monétaire s'était sensiblement durci lors de la réunion de fin juillet. Si le FOMC a maintenu son taux directeur entre 3,50% et 3,75%, trois membres (Beth Hammack, Neel Kashkari et Lorie Logan) ont préféré une hausse de 25 points de base. Plusieurs participants estimaient plus largement qu'un resserrement deviendrait probablement nécessaire si l'inflation ne reculait pas, certains jugeant même que "les conditions financières pourraient ne pas être suffisamment restrictives" pour ramener durablement l'inflation vers 2%.

Les prises de parole intervenues depuis la réunion ont prolongé ce débat. Beth Hammack a notamment estimé que le niveau actuel des taux n'était pas suffisamment restrictif, tandis que Neel Kashkari a évoqué la possibilité d'un resserrement graduel afin d'éviter des hausses plus importantes ultérieurement. Lisa Cook a également rappelé que "l'inflation est trop élevée", tout en soulignant la résistance de l'économie américaine.

Les données publiées depuis fin juillet ont cependant apporté davantage d'arguments aux responsables favorables au statu quo. Les créations d'emplois ont nettement déçu en juillet et les chiffres des mois précédents ont été révisés à la baisse, tandis que la consommation a montré quelques signes de modération. Dans le même temps, plusieurs indicateurs d'inflation ont ralenti, même si la progression des prix reste encore supérieure à l'objectif de 2%.

Ces évolutions ont rendu l'arbitrage de septembre plus délicat qu'il ne paraissait à l'issue de la réunion de juillet. La persistance d'une inflation supérieure à l'objectif continue de plaider pour le maintien d'une politique restrictive, voire pour un resserrement supplémentaire, mais la faiblesse des créations d'emplois au mois de juillet réduit désormais l'urgence d'une nouvelle hausse des taux.

Dans ce contexte, les statistiques sur l'emploi et l'inflation du mois d'août, publiées avant la prochaine réunion du FOMC des 15 et 16 septembre, devraient peser particulièrement lourd dans la décision. Les investisseurs privilégient pour l'instant un statu quo, avec une probabilité implicite d'une hausse en septembre retombée autour de 35%, contre plus de 80% au lendemain de la réunion de fin juillet.

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