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Eric Dessertenne : «L’accord avec Novo Nordisk est le plus important depuis l’IPO de Biocorp»
information fournie par Boursorama27/09/2021 à 19:00

Eric Dessertenne, directeur général de Biocorp. (crédit : Biocorp)

Eric Dessertenne, directeur général de Biocorp. (crédit : Biocorp)

Le spécialiste des dispositifs médicaux connectés vient de signer un partenariat stratégique mondial avec Novo Nordisk portant sur la fourniture de Mallya. Objectif : le développement et la fourniture d'une nouvelle version de son dispositif Mallya pour le stylo FlexTouch utilisé par les patients diabétiques. Le directeur général de Biocorp Eric Dessertenne explique la portée de cet accord et ses conséquences pour la medtech.

Boursorama : Après Merck, vous annoncez ce partenariat stratégique avec Novo Nordisk, c'est une étape importante pour Biocorp ?
Eric Dessertenne : Oui car c'est effectivement un accord mondial avec Novo Nordisk avec différents pays à haut potentiel visés. Il porte sur l'adaptation de notre dispositif Mallya au stylo injecteur FlexTouch. C'est le seul qui n'était pas compatible avec notre technologie jusqu'alors. De plus, FlexTouch, c'est la nouvelle génération de stylo injecteur de Novo Nordisk, celui qui supporte les nouvelles insulines. C'est sans conteste l'accord le plus significatif depuis l'IPO de Biocorp. Novo Nordisk est l'acteur leader dans l'insuline et le diabète avec des parts de marché importantes dans tous les pays, souvent supérieures à 50%. Avec cet accord, nous ouvrons des marchés qui étaient alors inaccessibles à Biocorp et un pool de patients significatifs pour Mallya. Il faut aussi y voir la reconnaissance de notre technologie par Novo Nordisk qui est historiquement une société plutôt intégrée qui fait peu appel à des partenaires extérieurs. 

Boursorama : Faut-il le voir aussi comme une première étape avec, peut-être une ouverture vers d'autres indications que le diabète ?
Eric Dessertenne : Oui clairement, c'est aussi la possibilité de collaborer dans d'autres indications. Novo Nordisk est notamment présent dans les maladies rares, l'hémophilie, GLP-1 (NDLR : utilisé dans le traitement du diabète de type 2)

Boursorama : Concrètement, quelle forme va prendre cet accord et quand va-t-il débuter... et générer des revenus pour Biocorp ?
Eric Dessertenne : 
Il y aura un premier paiement suffisamment significatif pour être exprimé en millions d'euros et qui se traduira dans les comptes dès l'exercice 2021 et des milestones au cours de l'exercice 2022 quand la production de Mallya à destination de plusieurs pays va débuter sur notre site d'Issoire. La seule limite viendra plus de notre capacité à fournir la demande de Novo Nordisk dans un contexte toujours tendu d'approvisionnement en composants électroniques, même si nous avons déjà prévu de sécuriser une partie de ses composants.

Boursorama : Après l'accord avec Sanofi, puis celui avec Merck dévoilé récemment, c'est la preuve pour vous de la validation de votre technologie par des grands acteurs de la pharma.
Eric Dessertenne : Oui, on retrouve les mêmes éléments clés dans nos accords avec ces trois groupes : des acteurs de premier plan dans le digital qui viennent chercher notre technologie. Biocorp est devenu pertinent à leurs yeux. Le fait que nous soyons sur le marché, capable de produire rapidement avec une qualité nécessitant peu de SAV crédibilisent notre capacité à nous projeter plus largement que sur la seule indication du diabète

Boursorama : Avec ces deux accords, Biocorp devrait donc logiquement renouer avec la croissance interrompue en 2020...
Eric Dessertenne : 
Avec ces deux accords d'envergure contributifs sur le cash de l'entreprise, je suis confiant sur le fait que Biocorp va rentrer dans un cercle vertueux de croissance et de profitabilité sur l'exercice 2021.

Boursorama : Aujourd'hui, comment envisagez-vous le développement de Biocorp ? C'est plein feux sur Mallya ou il est important de lancer aussi d'autres gammes de produits ?
Eric Dessertenne : 
Un dispositif comme Mallya, on ne le retrouve qu'une seule fois dans son portefeuille produit. C'est une réussite donc nous faisons notre maximum et nous mettons le maximum de ressources pour que son développement soit le plus fructueux possible. Mais à côté, nous n'oublions pas de préparer l'avenir. Nous avons d'autres idées et nous étudions la meilleure façon de les faire rentrer en phase de développement. C'est notamment le cas d'Injay, notre seringue préremplie connectée. Nous avons également un autre projet dans l'injectable que nous pourrons annoncer dans les mois à venir.

Boursorama :  Biocorp, petit acteur innovant qui séduit les grandes pharmas, la suite logique ça pourrait être une OPA, non ?
Eric Dessertenne : 
Nous avons une logique plutôt opportuniste. Nous pensons pouvoir créer encore beaucoup de valeur. Mais c'est vrai, nous avons une avance technologique qui présente beaucoup d'intérêt pour de gros acteurs. C'est donc un peu le sens de l'histoire...

Propos recueillis par Laurent Grassin (redaction@boursorama.fr)

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