Deep Finance Capital a annoncé son lancement au Dubai International Financial Centre (DIFC), où la société se positionne comme le premier gestionnaire d’actifs de l'émirat entièrement construit autour de l’intelligence artificielle (IA) , selon Zawya.
Régulée par la Dubai Financial Services Authority (DFSA), l’entité vise les investisseurs institutionnels et professionnels sur l’immobilier, le capital-investissement, les matières premières et les situations spéciales.
Une IA au cœur du processus d’investissement
Issue de Rasameel Investment House Ltd, et installée aux Emirates Financial Towers, Deep Finance Capital s’appuie sur NEXT, une plateforme développée par sa filiale technologique détenue à 100?%, Deep Finance Analytics. Selon la société, ce système intervient à chaque étape du cycle d’investissement, de la recherche de transactions, à la due diligence, à l’évaluation des risques et suivi de portefeuille.
Le directeur général, Axel Walek, a indiqué avoir choisi Dubaï comme siège tout en s’appuyant sur un réseau européen de capital institutionnel, de flux de transactions et d’expertise réglementaire. Christian Kutscher, administrateur du conseil et responsable du capital-investissement, supervisera les activités de la société sur les marchés privés.
L’entreprise assure opérer sous un cadre de gouvernance institutionnelle couvrant conformité, gestion des risques et opérations.
La montée en puissance de Dubaï
Ce lancement s’inscrit dans un mouvement plus large d’attractivité du DIFC pour les gestionnaires d’actifs, les entreprises fintech et les acteurs des actifs numériques en quête d’une base au Moyen-Orient malgré la guerre.
Selon des informations rapportées par CrowdfundInsider, Ripple a obtenu une licence DFSA pour ses services de paiement crypto régulés depuis Dubaï, tandis que la plateforme de fonds institutionnels Gordian Capital s’est également implantée au DIFC pour servir les gestionnaires d’actifs alternatifs de la région.
Le régulateur émirati accompagne ce mouvement. Plus tôt ce mois-ci, la DFSA a proposé sa plus vaste refonte du cadre des fonds d’investissement collectif du DIFC depuis 2010, avec l’objectif de rapprocher les règles locales des standards internationaux et de soutenir la croissance du secteur des fonds.
Concrètement, la DFSA entend assouplir les règles en calibrant les exigences réglementaires selon le niveau de risque plutôt qu’en appliquant une approche uniforme à tous les types de fonds, tout en modernisant le cadre pour accompagner des tendances d’investissement émergentes, dont les fonds tokenisés.
Le régulateur prévoit également de revoir le régime applicable aux véhicules d’investissement dédiés aux salariés, jusqu’ici pénalisés par leur inclusion dans la définition des fonds d’investissement collectif, afin de permettre des structures de rémunération alignées sur les standards internationaux.
Charlotte Robins, directrice générale de la politique et du service juridique de la DFSA, a déclaré au HiDubaiFocus que l’industrie des fonds a joué un rôle central dans l’établissement du DIFC comme principal centre financier au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie du Sud. Elle a ajouté que ces réformes visent à soutenir une croissance durable et à maintenir la compétitivité du DIFC auprès des gestionnaires d’actifs mondiaux.
Vincent Barret
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