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Des disparités persistent dans les standards de gouvernance des entreprises
information fournie par Newsmanagers07/03/2019 à 12:15

(NEWSManagers.com) -

De fortes disparités subsistent dans les standards de gouvernance des entreprises d'un pays à l'autre, selon le dernier bilan de l'exercice des droits de vote d'AllianzGI publié ce 27 février. Fidèle à son approche active en matière d'engagement, AlllianzGI, qui a participé à 8.535 assemblées générales des actionnaires au cours de l'année 2018, après 7.961 en 2017, a voté contre ou s'est abstenu sur au moins un point de l'ordre du jour dans 75% des cas contre 68% l'année précédente. La société de gestion s'est opposée à 24 % de l' ensemble des résolutions, comme en 2017.

En 2018, au niveau mondial, les propositions relatives aux rémunérations se sont révélées être le domaine le plus controversé. AllianzGI a voté contre 52 % des propositions de la direction (42% en 2017), jugeant la rémunération des dirigeants insuffisamment liée à la stratégie et aux performances de l'entreprise, et/ou les systèmes d'incitation peu solides. L'analyse révèle que cette tendance a été particulièrement marquée à Hong Kong, où AllianzGI a voté contre la direction des entreprises sur 95 % des propositions relatives aux rémunérations, la société de gestion souhaitant une plus grande transparence des indicateurs clés de performance (ICP) ainsi que des objectifs de performance réels pour les administrateurs dirigeants. A l' inverse, AllianzGI n'a voté contre le management que sur 16% (contre 14% en 2017) des propositions de rémunération dans les sociétés britanniques, démontrant ainsi que les normes de gouvernance d'entreprise du Royaume-Uni sont en avance sur leurs pairs.

" Les principaux facteurs qui nous ont amenés à nous opposer aux propositions relatives à la rémunération incluent un lien jugé trop faible entre la rémunération des cadres supérieurs et les résultats de l'entreprise, le manque de transparence des ICP et des objectifs réels de performance, la nature court-termiste des primes incitatives et des préoccupations au sujet d'une rémunération potentiellement excessive. Une information claire sur les ICP et les objectifs est essentielle pour permettre aux investisseurs d'évaluer la pertinence et la robustesse des mesures de performance. Nous souhaiterions également que l'on mette davantage l'accent sur la performance à long terme à travers un éventail de valeurs clés pour l'entreprise dans l'ensemble de l' enveloppe de rémunération de la direction" , a commenté Eugenia Unanyants-Jackson, responsable mondial de la recherche ESG chez Allianz Global Investors.

La composition du conseil d'administration - qu'il s'agisse de la qualité, de l'indépendance et/ou de la diversité des administrateurs - a été un autre point de friction important, 27 % (28% en 2017) des résolutions de la direction ne respectant pas les standards d'AllianzGI. Comme pour la rémunération, on observe des disparités notables dans la qualité des propositions d'un pays à l'autre, AllianzGI votant contre 48% (31% en 2017) des propositions relatives aux administrateurs au Japon contre seulement 7% (2017 : 7%) au Royaume-Uni. Les disparités sont ainsi très fortes, à l' image des standards de bonne gouvernance d' entreprise dans chaque pays.

En France, 2018 a été la première année d'application de la loi Sapin II en ce qui concerne le vote " ex post " de l' assemblée générale obligatoire sur la rémunération effective des dirigeants sur la base de l' exercice précédent. Les résolutions les plus contestées ont concerné les rémunérations excessives des dirigeants fondées sur des mesures d'incitation mal conçues, le cumul des fonctions de PDG et de directeur général et les mécanismes anti-OPA. AllianzGI a voté contre sur 38 % (40 % en 2017) des éléments liés à la rémunération, principalement en raison de l'absence d'objectifs de performance solides et de périodes de performance de durée appropriée. " Nous notons en particulier la tendance à l'attribution de primes de rendement sans mesures de performance, ce qui nous préoccupe et que nous surveillerons à l'avenir" , note le gérant. AllianzGI a voté contre 28% (36% en 2017) des résolutions relatives aux administrateurs. Enfin, AllianzGI a voté contre 40% des propositions relatives au capital, soit parce que ces autorisations pourraient être utilisées pendant les périodes de prise de contrôle et sont considérées comme un mécanisme de protection, soit parce qu'elles étaient supérieures aux niveaux approuvés régulièrement par AllianzGI (c'est-à-dire jusqu'à 33% avec droit de préemption et jusqu'à 10% sans droit de préférence).

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