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Dassault Aviation déplore le retard du programme SCAF... et vise Airbus
information fournie par Zonebourse 04/03/2026 à 15:48

Le dirigeant du groupe français met en lumière les tensions industrielles autour du futur système de combat aérien européen, alors que le programme reste bloqué entre ses partenaires.

Dassault Aviation annonce que le programme FCAS (Future Combat Air System), destiné à remplacer à terme le Rafale et l'Eurofighter, connaît des difficultés d'avancement liées aux divergences entre industriels partenaires.

En effet, Paris et Berlin n'ont pas les mêmes exigences quant au futur appareil de combat. La France a besoin d'un appareil capable d'emmener des têtes nucléaires tout en restant suffisamment léger pour pouvoir se poser sur un porte-avions, tandis que l'Allemagne privilégierait un appareil plus imposant, capable d'emmener davantage d'armements.

Lors de la présentation des résultats 2025, le PDG Éric Trappier a évoqué un projet qui piétine et a appelé à ne plus perdre de temps. Il a rappelé que la France avait été désignée en 2018 pour diriger le pilier avion du programme - appelé "Pillar 1" - et que Dassault Aviation devait donc en assurer la maîtrise d'oeuvre en tant que leader.

Des tensions sont apparues depuis avec Airbus Allemagne, qui plaide pour un co-leadership et craint d'être relégué au second plan. "Soit on est leader, soit on ne l'est pas", a tenu à rappeler le dirigeant de Dassault Aviation, ajoutant que le développement d'un avion de combat de nouvelle génération nécessite un leader industriel clairement identifié pour prendre les décisions technologiques et garantir la cohérence du système.

Lors de la présentation de ses résultats, Guillaume Faury, dirigeant d'Airbus, avait reconnu la persistance de blocages, liés, selon lui, "à des attentes différentes entre les partenaires quant à la gouvernance et à la définition du leadership et de la coopération".

Alors que la solution à deux avions commence à être esquissée par certains, le patron de Dassault s'y montre clairement réticent, affirmant que la France ne soutenait pas cette approche.

De son côté, Guillaume Faury avait laissé la porte ouverte à cette idée : "si nos clients nous le demandent, nous soutiendrons une solution à deux avions de combat et nous nous engageons à jouer un rôle de premier plan dans la réorganisation du FCAS, fruit d'une coopération européenne".
Alors que la phase actuelle du programme doit mener à la construction d'un démonstrateur volant, Éric Trappier a averti que tout retard dans la décision de passer à l'étape suivante pourrait peser sur le calendrier global du projet.

"Je le répète, Airbus ne souhaite pas collaborer avec Dassault. Je comprends cela, Airbus veut travailler seul [...]. Je ne sais pas s'il a reçu une demande de l'Allemagne qui aurait motivé ces déclarations, mais oui, ce projet est au point mort. C'est complexe", a-t-il indiqué avant de prévenir : "si Airbus ne veut pas travailler avec Dassault, le projet pourrait ne pas aboutir".

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