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Danone : UBS passe à l'Achat
information fournie par AOF15/01/2024 à 12:19

(AOF) - UBS a modifié sa recommandation sur le titre Danone passant de "Vendre" à "Achat" avec un objectif de cours rehaussé de 47,5 à 70 euros, soit un potentiel de hausse de 15% par rapport au cours de clôture de vendredi. Pour justifier sa décision, le broker explique que "la multinationale agroalimentaire se dirige vers "une amélioration des bénéfices, alimentant ainsi la confiance du marché dans la réussite de la nouvelle stratégie du groupe". Deux facteurs critiques ont conduit UBS à rehausser sa recommandation.

Premièrement, le broker estime que Danone profitera "d'une meilleure visibilité sur la croissance de ses ventes à données comparables pour l'exercice 2024 grâce à une base de comparaison facile pour les volumes, l'attention renouvelée du groupe sur le mix, une résistance des prix plus importante que prévu et une gestion disciplinée des stocks par les détaillants".

Deuxièmement, UBS souligne que Danone se trouvera cette année dans la position très enviable de pouvoir augmenter de manière significative ses dépenses de publicité et de promotion tout en augmentant sa rentabilité.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points-clés

- Leader mondial de l'industrie alimentaire : premier dans les produits laitiers frais (marques Activia, Gervais, Alpro, Oikos, Actimel…), deuxième mondial dans la nutrition infantile et médicale (Blédina, Dumex, SGM, Aptamil, Theocate…) et troisième dans les eaux embouteillées (Mizone, Volvic, Evian et Acqua) ;

- Ventes de 27,7 Mds€ réparties en 3 pôles : produits laitiers ou végétaux pour la moitié, nutrition spécialisé pour un tiers et les eaux embouteillées ;

- Revenus équilibrés entre l'Europe (32%), l'Amérique du Nord (24%), la Chine, Asie du Nord et Océanie (12%) puis l'Argentine, Brésil, Mexique, Indonésie, Turquie, Ukraine et Maroc ;

- Modèle 2030 « One Planet. One Health » :"apporter la santé par l'innovation", accélérer la croissance, maximiser l'efficacité, développer les marques engagées et rehausser la rentabilité ;

- Capital ouvert mais bloqué (droits de vote doubles, vote limité aux AG...), Gilles Schnepp présidant le conseil d'administration renouvelé et limité à 13 membres en 2023, Antoine de Saint-Affrique assurant la direction générale et François Riboud étant président d’honneur ;

-Bilan sain avec, une dette nette ramenée à 11,1 Mds€ face à 18 Mdts€ de capitaux propres et un autofinancement livre de 3 Mds€.

Enjeux

- Stratégie Renov Danone 2024 visant à identifier les axes de croissance du futur, retrouver la compétitivité, se développer sélectivement et gérer le portefeuille :

- fondée sur 4 piliers : identifier les axes de croissance du futur, retrouver la compétitivité, se développer sélectivement et gérer le portefeuille,

- objectifs 2022-2024 : 3 à 5 % de hausse annuelle des ventes et marge opérationnelle de + 12 % grâce aux économies du plan Local First,

- objectif intermédiaire 2023-2024 : rotation du portefeuille de 10 % du chiffre d’affaires, investissements limités à 4,5 % du chiffre d’affaires ;

- Stratégie d’innovation contribuant à ¼ des ventes annuelles et réalisée dans 2 centres internationaux et 8 centres spécialisés ;

- 6 thèmes : microbiotes, matrices végétales, emballages et après-plastique, naturalité et organique, allergies et vieillissement en bonne santé,

- co-construction avec les consommateurs par recours aux méthodes agiles ;

- nouveau centre de recherche & innovation à Saclay

- Stratégie environnementale de longue date :

- programme mondial Re-Fuel : d'ici 2030, réduction de 42% au moins des émissions de CO2 hors fournisseurs et recours aux renouvelables pour 100% de l’électricité et 50% de la consommation énergétique globale,

- « Plan d’accélération pour le climat » avec 2 Mds€ investis (2020-22 ) dans les marques du groupe, l’agriculture, les emballages (84 % recyclables) et la digitalisation,

- « WeActForWater » : réduction de moitié de l’usage de plastique vierge soit, en 2025, 50 % de PET recyclé (rPET) au niveau mondial et 100 % en Europe, accélération de la neutralité carbone en Europe d’ici 2025 (2020 pour Evian et Volvic), fonds d'accès à l'eau (50 millions de personnes d’ici 2030),

- certification B Corp pour 50 % du chiffre d’affaires ;

- Rotation du portefeuille :vers une cession de Horizon Organic et Wallaby, insuffisamment rentables (3% des revenus du groupe) après l'achat de Follow your Heart, renforçant l'activité produits d'origine végétale (ventes attendues à 5 Mds€ en 2025 vs 2 Mds€ en 2020).

Défis

-Disparités des marges, la nutrition spécialisée et l'Asie-Océanie étant les plus rentables ;

-Fort impact de l'inflation des matières premières, compensé aux 2/3 par les effets volume et prix ;

-Guerre Russie-Ukraine : arrêt de la production en Russie, d'où 500 M€ de dépréciations ;

-Retombées des lourds investissements en publicité au cours du second semestre 2022 ;

-Assignation en justice par des ONG pour manquement à la vigilance dans les plastiques ;

- Après une progression de 7,8% du chiffre d'affaires, objectif 2023 : hausse de 3 à 5% des revenus et amélioration modérée de la marge opérationnelle ;

- Dividende 2022 de 2 € en hausse de 3,1%.

En savoir plus sur le secteur Agroalimentaire

Des prix de l'énergie qui flambent et un appel à l'aide

Dans le passé, l'énergie représentait un coût fixe de 3% du chiffre d'affaires. Cette année, ce pourcentage grimpe à 5% voire à 7% pour les TPE-PME, selon l'Ania (Association nationale des industries alimentaires. Les professionnels sont très inquiets car jusqu'à fin 2022 ils bénéficient généralement de couvertures pour amortir ces augmentations. Or elles ne sont pas reconduites pour 2023 et après. Par conséquent, 25 des principales organisations interprofessionnelles (Intercéréales, Inaporc, Semae, etc.) appellent l'Etat au secours face à l'érosion de leurs marges et de leur capacité d'investissement.

L'Etat a proposé plusieurs dispositifs, dont un " amortisseur électricité ", qui sont jugés insuffisants. Les organisations déplorent également l'échec des négociations européennes pour aboutir à un bouclier tarifaire permettant d'éviter les distorsions de concurrence. L'agriculture et l'agroalimentaire demandent un prix plafond maximum à 180 €/MWh alors que de nombreuses entreprises achètent à des prix supérieurs à 500€/MWh sur le marché français.

Valeurs associées

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 15/01/2024 à 12:19:00.

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