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Chine: Le secteur automobile réclame des droits de douane sur les voitures de l'UE
information fournie par Reuters 19/06/2024 à 15:56

Photo d'archives des drapeaux de l'Union européenne et de la Chine lors du sommet Chine-UE à Pékin

Photo d'archives des drapeaux de l'Union européenne et de la Chine lors du sommet Chine-UE à Pékin

Les constructeurs automobiles chinois ont demandé à Pékin d'augmenter les droits de douane sur les voitures à essence en provenance d'Europe en représailles aux récentes mesures imposées par Bruxelles sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, rapporte mercredi le Global Times, un quotidien proche du pouvoir.

La Commission européenne a annoncé la semaine dernière qu'elle imposerait à titre provisoire des droits de douane allant jusqu'à 38,1% sur les importations de véhicules électriques chinois à partir de juillet, à la suite d'une décision similaire prise par les États-Unis en mai.

En réponse, l'industrie automobile chinoise "a demandé au gouvernement d'adopter des contre-mesures fermes (et) a suggéré d'envisager l'augmentation des droits de douane provisoires sur les voitures à essence dotées de moteurs de grosse cylindrée", rapporte le Global Times.

Le quotidien précise que cette demande a été faite lors d'une réunion à huis clos mardi à laquelle ont également participé des constructeurs automobiles européens.

Selon deux sources au fait du dossier, la rencontre a été organisée par le ministère chinois du Commerce à Pékin en présence des constructeurs automobiles chinois SAIC et BYD, ainsi que les Européens BMW, Volkswagen et Porsche.

Mercedes-Benz, Stellantis et Renault ont également participé à la réunion, ont déclaré à Reuters deux sources distinctes.

L'objectif principal de la réunion était de faire pression sur Bruxelles et de s'opposer aux droits de douane annoncés par le bloc la semaine dernière afin de protéger son industrie automobile de la concurrence chinoise, ont-elles ajouté.

Le ministère n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire.

Les constructeurs automobiles européens ont refusé de commenter ou n'ont pas répondu immédiatement aux demandes de commentaires.

"GUERRE TARIFAIRE"

Selon les experts du secteur, l'Europe et la Chine ont toutes deux des raisons de vouloir parvenir à un accord dans les mois à venir afin d'apaiser les tensions.

La Commission européenne a déclaré mercredi qu'elle examinait la situation "en vue de discuter de la possibilité de trouver une solution mutuellement acceptable".

Les Vingt-Sept craignent que le modèle chinois, basé sur la production et l'endettement, n'inonde le bloc de produits bon marché, y compris de véhicules électriques, alors que les entreprises chinoises cherchent à accroître leurs ventes à l'étranger face à la faiblesse de la demande intérieure.

"Personnellement, je pense qu'il est injuste d'entamer une guerre tarifaire uniquement sur la base du taux d'utilisation des capacités (de la Chine) et de la demande insuffisante pour les véhicules à énergie nouvelle chinois", a déclaré Zhang Yansheng, chercheur au Centre chinois des échanges économiques internationaux (CCIEE).

Le Global Times a rapporté fin mai qu'un centre de recherche automobile affilié au gouvernement chinois suggérait à la Chine d'augmenter ses droits de douane sur les berlines à essence et les véhicules utilitaires sport importés dotés d'un moteur de plus de 2,5 litres pour les porter à 25%, contre 15% actuellement.

Les exportations de véhicules utilitaires avec des moteurs de plus de 2,5 litres de l'Europe vers la Chine ont totalisé 196.000 unités en 2023, soit une hausse de 11% sur un an, selon les données de l'Association chinoise des voitures particulières (CPCA).

Environ 30% des ventes des constructeurs automobiles allemands se font en Chine, Berlin étant de loin le plus grand exportateur de voitures avec des moteurs de plus de 2,5 litres.

Le ministre allemand de l'Economie, Robert Habeck, qui doit se rendre cette semaine en Chine, ne négociera pas les droits de douane de l'UE sur les voitures électriques chinoises, a déclaré son porte-parole mercredi lors d'une conférence de presse, ajoutant que le bloc devait parler d'une seule voix.

Lundi dernier, le ministère chinois du Commerce a par ailleus annoncé l'ouverture d'une enquête antidumping sur les importations de viande de porc et de ses sous-produits en provenance de l'UE, marquant une nouvelle aggravation des tensions commerciales entre Pékin et Bruxelles.

(Reportage Zhang Yan à Shanghai et Joe Cash à Pékin ; avec la contribution d'Ella Cao, Albee Zhang et Bernard Orr, Philip Blenkinsop à Bruxelles ; rédigé par Joe Cash ; version française Diana Mandiá, édité par Blandine Hénault)

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2 commentaires

  • 19 juin 17:47

    Ca doit transpirer chez les constructuers allemands. Et oui c'est ca de vouloir faire du business avec les dictatures comme Poutin (pour le gaz) et Xi pour les voitures.

    L'europe defent une industrie mortifère qui a fait exploser le prix de vente des voitures tout en continuant à delocaliser toujours plus. Quel est le bilan de la réindustrialisation de Stellantis ou Renault malgré les millards d'argent public reçu ?


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