(Actualisé avec précisions et citations)
par Gilles Guillaume
PARIS, 8 novembre (Reuters) - Carlos Tavares, président du
directoire de PSA PEUP.PA , s'est dit vendredi prêt à garder
toutes les marques de son groupe et de Fiat Chrysler Automobiles
FCHA.MI en cas de fusion entre les deux constructeurs, tout en
veillant à ce qu'elles ne se cannibalisent pas.
PSA et FCA ont annoncé la semaine dernière un projet de
fusion à 50 milliards de dollars qui doit donner naissance au
quatrième constructeur automobile mondial avec environ 8,7
millions de véhicules vendus.
"L'entité qui résulterait de ce rapprochement aurait
effectivement un nombre de marques important", a dit Carlos
Tavares sur BFM Business. "Cela fait partie des enjeux que de
bien gérer la complémentarité de ces marques pour couvrir le
marché."
"Aujourd'hui, je ne vois pas de nécessité, si ce 'deal'
venait à se conclure, de supprimer des marques parce qu'elles
ont toutes leur histoire, elles ont toutes leur force", a-t-il
ajouté.
Si les discussions en cours aboutissent bien à un protocole
d'accord contraignant d'ici quelques semaines, le nouveau géant
regrouperait 14 marques de voitures - les cinq de PSA: Peugeot,
Citroën, DS, Opel et Vauxhall - et les neuf de FCA: Fiat,
Chrysler, Alfa Romeo, Abarth, Lancia, Maserati, Jeep, Dodge et
Ram.
Un portefeuille aussi large - le groupe Volkswagen
VOWG_p.DE compte lui moins d'une dizaine de marques
automobiles - peut constituer un atout pour cibler un nombre
maximum de régions, mais aussi un casse-tête en cas de
cannibalisation.
Fiat, Citroën et Opel sont en effet toutes trois des marques
généralistes abordables, tandis que DS et Alfa Romeo sont toutes
deux des marques "premium", mais avec une image bien plus
installée pour l'italienne que pour la française.
UNE GOUVERNANCE STABLE ET SEREINE
La gestion de marques ne constitue pas la seule complexité
du futur ensemble, qui devra également passer sous les fourches
caudines de la Commission européenne. Carlos Tavares s'est
montré confiant à ce sujet. "Bien entendu, nous sommes tout à
fait prêts à faire toutes les concessions nécessaires", a-t-il
dit.
"Compte tenu de toutes les autorisations réglementaires
nécessaires qu'il faut obtenir, un deal de cette nature ne se
fait pas jusqu'au closing en moins d'un an", a-t-il précisé.
Le président de FCA, John Elkann, a déclaré de son côté à
Turin, en Italie, qu'il pouvait y avoir un laps de temps long
entre l'annonce d'une fusion et sa finalisation. Grâce à ce
projet, FCA sera en mesure de "saisir de très grandes
opportunités", a-t-il ajouté.
Interrogé de son côté sur l'équilibre des forces dans un
futur ensemble franco-italien à 50-50, avec notamment la
présence au capital des familles Peugeot et Agnelli, Carlos
Tavares a plaidé pour une gouvernance "stable et sereine (...)
pour que le management et les salariés puissent créer la valeur
que tout le monde attend."
Selon le projet présenté jeudi dernier, John Elkann
deviendrait président du conseil d'administration du nouveau
groupe, tandis que Carlos Tavares en serait le directeur
général.
Pendant ses bientôt six années à la tête de PSA, le
président du directoire du groupe sochalien s'est toujours
montré attaché à un équilibre des pouvoirs entre ses trois
actionnaires de référence - la famille fondatrice Peugeot, le
groupe chinois Donfgeng et l'Etat français - garant de sa
liberté dans la conduite au jour le jour des affaires
opérationnelles du groupe.
(Avec Jean-Stéphane Brosse et Sarah White à Paris, Giulio
Piovaccari à Turin et Edward Taylor à Francfort, édité par
Sophie Louet)
Carlos Tavares prêt à garder toutes les marques de PSA et FCA
information fournie par Reuters 08/11/2019 à 11:11
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