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Bons résultats pour le cocktail anti-COVID-19 de Regeneron et Roche
information fournie par Reuters 16/06/2021 à 11:04

BONS RÉSULTATS POUR LE COCKTAIL ANTI-COVID-19 DE REGENERON ET ROCHE

BONS RÉSULTATS POUR LE COCKTAIL ANTI-COVID-19 DE REGENERON ET ROCHE

LONDRES (Reuters) - Le cocktail d'anticorps monoclonaux anti-COVID-19 de Regeneron Pharmaceuticals et Roche réduit la mortalité des patients hospitalisés n'ayant pas développé leur propre réponse immunitaire, suggèrent les nouveaux résultats d'une vaste étude britannique publiés mercredi.

Combinaison de deux anticorps monoclonaux (des copies d'anticorps dirigés contre le coronavirus SARS-CoV-2 obtenues par génie génétique), ce produit baptisé REGN-COV2 a été développé par la biotech américaine, qui a ensuite conclu un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique suisse pour permettre une production et une commercialisation à plus large échelle.

Cette bithérapie (casirivimab/imdevimab) bénéficie depuis mi-mars en France d'une autorisation temporaire d'utilisation (ATU) chez les patients hospitalisés particulièrement susceptibles de développer une forme grave de COVID-19. Elle a également obtenu une autorisation d'urgence aux Etats-Unis pour les personnes souffrant d'une forme légère à modérée de COVID-19.

Mais ces nouvelles données, issues du vaste essai britannique Recovery portant sur l'évaluation d'une série de traitements potentiels du COVID-19, fournissent une preuve plus probante de son efficacité chez certains patients hospitalisés.

Chez les patients hospitalisés n'ayant pas encore développé leur propre réponse immunitaire après leur contamination par le coronavirus, ce cocktail d'anticorps monoclonaux réduit significativement la mortalité à 28 jours par rapport à une prise en charge standard.

"Pour chaque groupe de 100 patients (n'ayant pas encore développé leurs propres anticorps contre le coronavirus), six décès pourraient être évités grâce à ce traitement", est-il précisé dans le compte-rendu de cette étude.

En revanche le REGN-COV2 ne semble exercer aucun effet perceptible chez les patients hospitalisés ayant déjà développé leurs propres anticorps contre le virus.

"Il y avait de gros, gros doutes sur l'éventualité que le moindre traitement contre ce virus puisse fonctionner au stade où les patients sont déjà hospitalisés" a déclaré à la presse Martin Landray, épidémiologiste de l'université d'Oxford figurant parmi les principaux responsables de l'essai Recovery.

Et l'avantage est que cette bithérapie ciblant spécifiquement le virus peut être utilisée en combinaison avec d'autres traitements. "Les bénéfices s'ajoutent chez ces patients", a-t-il expliqué.

Pour son collègue d'université et dans l'essai Peter Horby, spécialiste des maladies infectieuses émergentes cité dans un communiqué de presse, "c'est formidable de découvrir que même dans des formes avancées de COVID-19, cibler le virus permet de réduire la mortalité chez des patients qui n'ont pas réussi à développer leur propre réponse immunitaire".

Ces résultats encourageants pourraient redonner un peu d'optimisme aux autres laboratoires s'étant lancés dans la voie des anticorps monoclonaux, dont certains ont connu des revers.

En France, l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a aussi autorisé depuis mi-mars et de façon temporaire la bithérapie du laboratoire Eli Lilly France (bamlanivimab/etesevimab), également pour les patients à risque de développer une forme grave de COVID-19.

Les ATU accordées au REGN-COV2 et au cocktail de Lilly, initialement réservées aux adultes, ont d'ailleurs depuis été élargies aux enfants de plus de 12 ans particulièrement à risque de développer une forme grave de COVID-19. D'après l'ANSM, un peu plus de 1.000 patients avaient déjà bénéficié de ces traitements au 31 mai.

La Food and Drug Administration (FDA), autorité de santé américaine, a elle aussi accordé une autorisation d'urgence au cocktail d'anticorps d'Eli Lilly and Co ainsi qu'à celui développé par Vir Biotechnology avec GlaxoSmithKline, également dans les formes légères à modérées de COVID-19.

Le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca a fait savoir mardi que sa bithérapie à base d'anticorps monoclonaux n'était pas efficace pour prévenir l'apparition de symptômes du COVID-19 après contamination, même si d'autres essais évaluant son intérêt préventif ou curatif se poursuivent.

(Alistair Smout, avec Myriam Rivet, édité par Blandine Hénault)

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3 commentaires

  • 16 juin 13:18

    d'autres testent des protéines ou anticorps ayant au moins trois sites actifs, en cours de tests également


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