Beiersdorf pâtit toujours des difficultés de Nivea, les objectifs annuels en question
information fournie par Zonebourse 21/04/2026 à 10:49
Le groupe allemand, qui reconnaît avoir connu un début d'année "compliqué", indique que son chiffre d'affaires sur les trois premiers mois de 2026 s'est replié de 7,7% à 2,48 milliards d'euros, contre 2,69 milliards un an plus tôt.
En données organiques, ses ventes ont diminué de 4,6%, une baisse bien plus forte que le repli de 3,1% anticipé par le consensus.
Une contre-performance généralisée
Son activité de grande consommation a signé une décroissance organique de 4,7%, alors que les analystes n'attendaient que -3,5%, avec notamment un recul de 7% pour Nivea, là où les analystes anticipaient un recul de 5,6%.
Les marques de grande distribution comme Nivea souffrent de la montée en puissance de petites marques indépendantes et de l'engouement des consommateurs pour des cosmétiques plus naturels et des produits haut de gamme.
Sa gamme de luxe La Prairie a néanmoins vu ses ventes chuter de 14,9% en données organiques sur le trimestre, au-dessus de la prévision moyenne des analystes qui était de -17,9%.
L'activité d'adhésifs tesa, pénalisée par un effet de base défavorable dans l'électronique et la morosité du secteur automobile, a vu ses ventes reculer de 4,3% en termes organiques.
Seul motif de satisfaction pour le groupe basé à Hambourg, sa branche dermatologique a progressé de 8,2% en données organiques, grâce au dynamisme commercial de ses marques Eucerin et Aquaphor.
Des objectifs annuels maintenus mais qui font débat
Le fabricant de produits de consommation courante a confirmé à l'occasion son objectif d'une marge d'exploitation (Ebit) légèrement inférieure à celle de 2025 et sa prévision d'une croissance organique du chiffre d'affaires légèrement positive ( flat to slightly growing organically ).
"Les performances du 1er trimestre ressortent non seulement en dessous d'estimations de marché qui étaient modestes, mais l'évolution de l'activité sur les trois premiers mois de l'année se situe très loin des objectifs établis pour l'ensemble de l'exercice", font remarquer les analystes de Jefferies.
"Sachant que le management a admis que le coeur du portefeuille n'avait toujours pas renoué avec la croissance, il convient de se poser de sérieuses questions quant à la crédibilité de ces prévisions, qui exigent désormais une accélération autour de 2% de la croissance interne sur le reste de l'année", ajoutent les équipes de Bernstein.
Le broker américain juge cependant que ces interrogations sur les perspectives doivent être tempérées au vu de la valorisation du titre, revenue sur un point bas de 10 ans.
"Le titre paraît bon marché, mais la croissance organique figure parmi les plus mauvaises du secteur hors récession et le marché doit désormais intégrer le risque d'un effort d'investissement accru et d'un "reset" au niveau des marges pour espérer relancer la trajectoire, en dépit de l'optimisme affiché par le management", estime néanmoins Deutsche Bank.
En Bourse de Francfort, l'action cédait 3% à 75,1 euros mardi matin dans le sillage de la publication, tandis que l'indice DAX avançait de 0,5%.
La valeur a chuté de près de 35% sur les 12 mois écoulés, sous-performant largement son secteur qui a reculé de 5% sur la même période.
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