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Bayer chute après avoir dévoilé son plan pour régler les litiges liés au Roundup aux Etats-Unis
information fournie par Zonebourse 18/02/2026 à 10:33

Acheter la rumeur, vendre la nouvelle, ce dicton boursier illustre parfaitement la situation de Bayer. Hier, le titre du géant allemand s'est envolé de 7,35% sur des rumeurs évoquant une percée dans le règlement des litiges liés au Roundup aux Etats-Unis, et depuis, le groupe a confirmé et détaillé son plan pour y parvenir ce qui pénalise son titre lourdement. A Francfort, l'action du spécialiste de la conception, production et de la commercialisation de produits pharmaceutiques et agrochimiques abandonne 9,02%, à 44,84 euros.

Bayer a donc annoncé un plan d'indemnisation à long terme pour résoudre les réclamations actuelles et futures sur son herbicide, alléguant des cas de lymphome non hodgkinien. Les principaux cabinets d'avocats représentant les plaignants ont déposé une requête afin d'obtenir l'approbation préliminaire de règlement auprès du tribunal de la ville de St. Louis, dans l'Etat du Missouri.

Le groupe précise que ce recours collectif et l'examen par la Cour suprême de l'affaire Durnell, constituent des étapes indépendamment nécessaires et mutuellement complémentaires de la stratégie multidimensionnelle de l'entreprise.

Monsanto, acquis par Bayer en 2018 pour environ 63 milliards de dollars, devrait procéder à des paiements annuels plafonnés dégressifs sur une période allant jusqu'à 21 ans et pour un montant total de 7,25 milliards de dollars après validation par le tribunal. Avec ce flux de paiements à long terme, l'entreprise s'offre une certitude et un contrôle accrus sur ses coûts liés aux réclamations actuelles et aux plaignants futurs potentiels.
En outre, Monsanto a également conclu des accords confidentiels pour régler certains autres dossiers relatifs au Roundup (qui contient du glyphosate).

Au niveau financier, au total, et sous réserve d'un audit final, ces résolutions, incluant les frais de justice, entraîneront une augmentation de la provision et des passifs pour litiges qui passera de 7,8 milliards d'euros (dont 6,5 milliards pour le glyphosate) au 30 septembre 2025, à 11,8 milliards d'euros (dont 9,6 milliards pour le glyphosate).

Sur la base d'une première estimation des paiements liés aux litiges d'environ 5 milliards d'euros en 226, Bayer prévoit un flux de trésorerie disponible négatif pour cette année. Enfin, pour refléter ces accords dans ses états financiers, la société a décidé de reporter l'annonce de ses résultats annuels 2025 et de ses prévisions 2026 au 4 mars.

Des points encore à surveiller

Les analystes de Jefferies ont indiqué qu'il restait toutefois trois risques résiduels : l'approbation finale par le tribunal (sachant que le précédent projet d'accord de 2020 avait été rejeté), le taux de retrait, qui pourrait entraîner une résiliation de l'accord et la décision Durnell. Leur recommandation sur le titre est à conserver, avec une cible de cours de 25 euros, soit un potentiel de baisse de 49% par rapport au cours de clôture d'hier.

Pour Abhishek Raval d'AlphaValue, le point positif réside dans les modalités de l'accord proposé, notamment la durée, 21 ans, et le fait que les paiements soient annuels et dégressifs. L'analyste estime que les décaissements pour l'année 2026 s'élèveront à environ 5 milliards d'euros. Autre élément important, ces paiements futurs devraient être financés par des obligations senior et des instruments bénéficiant d'un "equity-credit" des agences de notation, des titres à long terme, subordonnés à la dette senior, avec une capacité de report des intérêts ou d'absorption des pertes. L'entreprise n'aura pas recours à une augmentation de capital. Chez AlphaValue, une augmentation de capital de 6,5 milliards d'euros avait justement été envisagée en 2026 avec une décote, ce qui aurait accru le nombre d'actions de plus de 20%.

Enfin, chez All Invest Securities, malgré un impact financier significatif à court terme, les analystes relèvent surtout la perspective du règlement structuré d'un dossier juridique emblématique. Ils saluent également la réduction de l'incertitude judiciaire, le principal facteur de décote pesant sur le titre depuis plusieurs années.

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