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BASF revient dans le vert au 3T, mais est plus prudent pour l'année
information fournie par Boursorama avec AFP 30/10/2024 à 08:07

( AFP / DANIEL ROLAND )

( AFP / DANIEL ROLAND )

Le chimiste allemand BASF a fait état mercredi d'un bénéfice net de 287 millions d'euros, obtenu grâce au produit de cession de sa filiale dans l'énergie Wintershall Dea, et s'est dit plus prudent sur son objectif de bénéfice opérationnel de l'année.

Les analystes sondés par Factset anticipaient un bénéfice net de 412 millions d'euros.

Le bénéfice opérationnel (EBITDA), indicateur clé de performance pour BASF, à 1,3 milliard d'euros, est en repli de 7% sur un an, lésé par des charges exceptionnelles liées à une fermeture d'usine dans la division agricole.

Pour 2024, le leader mondial de la chimie vise toujours un résultat opérationnel avant éléments exceptionnels compris entre 8,0 et 8,6 milliards d'euros, mais s'attend désormais à atterrir dans "le bas de la fourchette" de cette prévision, selon un communiqué.

En cause, des "risques de baisse des prix et de croissance des volumes inférieure aux attentes au quatrième trimestre".

De juillet à septembre, les ventes, à 15,7 milliards d'euros, sont restées stables.

La hausse des volumes, sauf dans les technologies de surface touchées par la faible demande automobile, a soutenu les ventes. Les effets de change défavorables et la baisse des prix, notamment pour les métaux, ont toutefois freiné la performance.

BASF a dégagé un produit exceptionnel de près de 400 millions d'euros sur le trimestre, lié au transfert annoncé en 2023 des activités pétrolières et gazières de sa filiale Wintershall Dea à Harbour Energy, réalisant une étape clé dans son retrait des énergies fossiles.

Le conglomérat allemand a par ailleurs annoncé en septembre une réorientation majeure, en voulant se concentrer sur ses "activités principales" — produits chimiques, matériaux, solutions industrielles et nutrition — tandis que l'avenir d'autres unités - catalyseurs environnementaux et solutions métalliques, matériaux pour batteries, revêtements et solutions agricoles - devient plus incertain.

Le contexte reste tendu pour le chimiste, plus gros consommateur de gaz d'Allemagne, devenu le symbole d'une économie allemande profondément remise en question depuis les répercussions de la guerre russe en Ukraine et l'envolée des prix d'énergie.

BASF doit réduire la voilure, ce qui passe par des milliers de suppressions de postes notamment sur son site historique de Ludwigshafen (ouest), plus grand complexe chimique du monde.

Il a annoncé en début d'année vouloir réaliser 2,1 milliards d'euros d'économies par an d'ici la fin de l'année 2026, un objectif "en bonne voie" d'être réalisé, a déclaré le directeur financier du groupe, Dirk Elvermann, dans un communiqué.

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