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Avion de chasse du futur : Airbus défend le projet Scaf et appelle Dassault à "décider pour eux-mêmes"
information fournie par Boursorama avec Media Services 31/07/2025 à 12:05
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Le PDG de Dassault a critiqué le pilotage du programme européen de chasseur nouvelle génération, appelé à remplacer le Rafale à l'horizon 2040, et une gouvernance à trois têtes (France-Allemagne-Espagne) inefficace. Le patron d' Airbus appelle lui à jouer "en équipe".

Le projet de système de combat aérien du futur (Scaf) a été lancé en 2017 par la France et l'Allemagne, et a été depuis rejoint par l'Espagne (illustration) ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Le projet de système de combat aérien du futur (Scaf) a été lancé en 2017 par la France et l'Allemagne, et a été depuis rejoint par l'Espagne (illustration) ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Le chasseur européen du futur pourra t-il se développer de concert entre Airbus et Dassault? Les deux groupes continuent d'afficher leurs divergences sur le projet Scaf d'avion de chasse européen, dont le mode de gouvernance flou a été critiqué sans détours par Eric Trappier, PDG de Dassault.

Mercredi 30 juillet, le patron d'Airbus lui a répondu, défendant la gouvernance du projet développé par la France, l'Allemagne et l’Espagne. "Nous faisons fonctionner une coopération européenne avec une gouvernance de ce genre ou parfois un peu différente (...) Nous, chez Airbus, voulons la faire fonctionner. Nous poursuivons le programme Scaf et ils (Dassault Aviation, NDLR) doivent décider par eux-mêmes et pour eux-mêmes", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique à l'occasion de la présentation des résultats semestriels de son groupe.

"Comment je peux avoir un leadership alors que j'ai en face de moi quelqu'un qui pèse deux fois plus?"

Lancé en 2017 par Berlin et Paris, rejoints plus tard par Madrid, le Scaf est le plus grand projet de défense en Europe censé renforcer l'autonomie stratégique du continent. Il est dominé par les tensions entre Dassault, maître d’œuvre français, et Airbus qui représente dans ce projet l'Allemagne et l'Espagne, via sa branche Defense and Space.

Interrogé pour savoir si Dassault était prêt à quitter ce programme, dont il dénonce les problèmes de gouvernance, son PDG Eric Trappier avait répondu la semaine dernière: "Ce n'est pas un problème de quitter, c'est un problème de savoir s'il (le projet) continue ou pas." Pour lui, un projet "où il n'y a pas un vrai leader, mais trois co-co-co" n'est pas efficace. "Comment je peux avoir un leadership alors que j'ai en face de moi quelqu'un qui pèse deux fois plus?", a-t-il ajouté en soulignant que cela créerait des problèmes dans le choix de bons sous-traitants. "Citez-moi un seul exemple de projet ambitieux industriel dans le monde où il n'y a pas un leader", a-t-il encore lancé.

Dassault avait déjà menacé en avril de quitter le programme Scaf si le cadre n’était pas renégocié d’ici la fin 2025. "En ce qui concerne Airbus, c'est une gouvernance que nous avons acceptée. Nous attendons des autres partenaires qu'ils travaillent également avec la gouvernance qu'ils ont acceptée", a répliqué Guillaume Faury. "C'est avec ce modèle de coopération européenne, entre partenaires jouant sur le terrain en équipe que nous pensons pouvoir gagner le match" , a-t-il conclu.

Etat des lieux fin août entre France et Allemagne ?

Les partenaires du programme sont sous pression pour accélérer son développement face à la concurrence d'un projet rival, le Global Combat Air Programme (GCAP), des groupes britannique BAE Systems, italien Leonardo et japonais Mitsubishi Heavy Industries. Les trois entreprises se sont engagées à construire un avion de chasse avancé d'ici 2035, tandis que le Scaf a pour objectif de remplacer le Rafale en France et l'Eurofighter en Allemagne et en Espagne à l'horizon 2040.

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Les manoeuvres se multiplient également à Paris et Berlin. Pour tenter d'éviter l'échec pur et simple du programme, les deux ministres de la Défense français et allemand ont ainsi été chargés "d'évaluer d'ici fin août les perspectives réalistes de poursuite de la coopération au sein du consortium et de soumettre des propositions pour le règlement des conflits existants", a indiqué la chancellerie. Avec l'idée d'en tirer des conclusions lors du Conseil des ministres franco-allemand qui se déroulera les 28-29 août en France, à Toulon, dont la rade abrite une des deux grandes bases navales françaises.

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4 commentaires

  • 31 juillet 15:06

    Ne jamais oublier l' histoire :
    rappelons nous bien comment les allemands ont obtenus 50 % d' aibus alors qu' ils n' étaient que minoritaires sous qui ? Sarkozy si je ne me trompe pas.
    Maintenant nous Avons Airbus allemagne qui ne sais pas fabriquer de bons avions ( eurofighter ) et qui espère acquérir gratuitement la haute technologie de Dassault.
    Ce dernier résiste, on peut le comprendre, à moins que M. Macron ( comme d' hab. )......


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