Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

"Arrivée du gaz de schiste américain en Europe : quelles conséquences ?" (Cercle des économistes)

Boursorama04/04/2016 à 10:27

L’Europe vient de recevoir sa toute première livraison de gaz de schiste américain. Elle a été effectuée pour le compte de la société suisse Inéos et apparaît comme une révolution dans le secteur de l’énergie sur le Vieux continent. Selon Jean-Marie Chevalier, cet épisode met en valeur les absurdités du système français.

Le développement du gaz et du pétrole de schiste aux Etats-Unis a complètement bouleversé la situation énergétique américaine. D'une situation de dépendance énergétique croissante et préoccupante, ils sont arrivés à être en position d'exportateur net de gaz et de pétrole. Les premières livraisons d'éthane sont arrivées en Europe en 2015, donnant à la pétrochimie européenne une matière première abondante et bon marché.

Les prochaines livraisons de méthane (le gaz naturel) sont attendues en 2016-2017, notamment au Royaume Uni et en France. En France, Engie a signé un contrat avec Cheniere pour douze livraisons par an, pendant cinq ans, qui seront faites au terminal de Montoir-de-Bretagne. EDF a de son côté un contrat de 20 ans avec la même entreprise pour des livraisons au terminal de Dunkerque. Il est clair que ces livraisons américaines viennent en concurrence avec les volumes livrés par nos partenaires traditionnels : la Norvège, la Russie, l’Algérie.

Ceci devrait avoir pour effet de renforcer les pressions à la baisse sur les prix du gaz à l’importation et, donc, sur les prix aux consommateurs. Ce nouveau flux gazier renforce l’interconnexion des marchés gaziers internationaux entre le marché américain qui peut à la fois approvisionner les marchés européens et les marchés asiatiques. L’avantage américain est fondé sur le faible coût de son gaz de schiste.

Cette nouvelle concurrence américaine renforce encore l’absurdité du refus français, éminemment politique, d’ouvrir la moindre opportunité pour le développement du gaz de schiste national. Certes, les ressources françaises (ou européennes) ne pourraient pas avoir d’effets comparables au cas américain, mais il est économiquement stupide d’interdire l’évaluation même de nos ressources avant de décider comment et à quel rythme on pourrait les développer. Pour des motifs écologiques contestables, on bloque un potentiel de croissance, de création d’emplois et d’allègement de la balance commerciale.

Le gaz de schiste américain arrive donc en Europe alors que, il y a moins de dix ans, on pensait que les Etats-Unis pourraient importer du gaz russe. La question majeure est de savoir si cette tendance est durable : elle dépend du coût (et du prix) du gaz américain, et aussi des contraintes environnementales qui pourraient éventuellement limiter son expansion.

Ces deux éléments demeurent marqués par des incertitudes. On pensait qu’un prix du pétrole à 30 dollars le baril allait limiter la croissance du gaz de schiste. Il n’en a rien été car une bonne partie des très nombreux producteurs américains (plusieurs centaines) ont réussi à baisser leurs coûts et à augmenter leur productivité.

Quant aux questions environnementales, elles sont bien posées dans certains états qui ont interdit la fracturation hydraulique (New York) mais d’autres états (comme le Dakota du nord ou le Texas) font passer leur richesse, leurs emplois et leur croissance bien avant les contraintes environnementales.

Jean-Marie Chevalier

Jean-Marie Chevalier est Membre du Cercle des économistes et Professeur émérite à l’Université Paris-Dauphine.

Le Cercle des économistes a été créé en 1992 avec pour objectif ambitieux de nourrir le débat économique. Grâce à la diversité des opinions de ses 30 membres, tous universitaires assurant ou ayant assuré des fonctions publiques ou privées, le Cercle des économistes est aujourd’hui un acteur reconnu du monde économique. Le succès de l’initiative repose sur une conviction commune : l’importance d’un débat ouvert, attentif aux faits et à la rigueur des analyses. Retrouvez tous les rendez-vous du Cercle des économistes sur leur site.

Mes listes

valeur

dernier

var.

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.