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AllianzGI incite les sociétés à présenter un plan climat dans une résolution
information fournie par Newsmanagers26/02/2021 à 10:15

(NEWSManagers.com) -

En 2020, AllianzGI s' est opposé à 23% des résolutions (contre 24% en 2019) des plus de 10.000 assemblées générales auxquelles la société de gestion a participé dans le monde. Les oppositions les plus fortes se trouvent au Japon (41%), aux Etats-Unis (34%) et en Italie (34%). La question de la rémunération des dirigeants reste le sujet le plus sensible avec un taux d' opposition d' Allianz GI de 49% (48% en 2019), notamment aux Etats-Unis (74%), en Chine (70%) et à Hong Kong (89%). L' alignement insuffisant des rémunérations sur des objectifs " solides et ambitieux " , et le manque de transparence des indicateurs de performance et des objectifs réels expliquent ces votes négatifs.

Fort du haut niveau de gouvernance en France, AllianzGI est moins sévère, et ne s' est opposé qu' à 20% des résolutions (24% en 2019) et qu' à 26% des résolutions sur les rémunérations (30% en 2019). Mais 2021 sera un test sur l' application des politiques de rémunération. " Après une année 2020 affectée par la crise, les AG 2021 promettent d' être encore plus compliquées et sous haute tension au regard des politiques de dividende – avec un juste milieu à trouver pour ne pas oublier les petits porteurs qui ont beaucoup souffert l' an dernier – et de rémunération des dirigeants. Beaucoup de sociétés devraient modifier leur politique de rémunération de long terme, les objectifs 2020 n' étant pas atteints. Nous serons très attentifs à la transparence et vigilants sur les effets d' aubaine, confie Marie-Sybille Connan, analyste ESG chez Allianz GI. Comme investisseur institutionnel, nous sommes garants d' un alignement de la rémunération avec les perspectives financières et sociales de la société" .

De son côté, Amundi, qui a publié sa politique de vote le 18 février, demande une politique de rémunération " en ligne avec l' évolution des performances de l' entreprise, à un niveau acceptable au regard des références de marché et [qui] intègre pleinement des objectifs ESG précis, y compris en matière de rémunération variable annuelle" .

La cohésion sociale est demandée par les investisseurs

Au cœur du programme de stewardship d' AllianzGI figurent les risques environnementaux et sociaux. L' an dernier, la société de gestion a soutenu près de 90% des résolutions demandant une amélioration des rapports sur le changement climatique et la durabilité et 100% des propositions sur l'impact environnemental sur la communauté. " Alors qu' une entreprise ne devrait plus pouvoir refuser de soumettre au vote une résolution climat, comme l' avait pourtant fait Vinci l' an dernier, nous incitons plutôt les sociétés elles-mêmes à présenter un plan climat dans une résolution, à l' instar de Shell cette année" , explique Marie-Sybille Connan, anticipant une vague d' activisme sur les sujets environnementaux et de gouvernance. Avec cette première, Shell devrait inciter les acteurs du secteur à accélérer la transition énergétique, même si le vote n' est que consultatif. Pour sa part, Amundi a précisé que ses deux thèmes prioritaires pour 2021 resteront la transition énergétique et la cohésion sociale.

Soucieux de promouvoir des conseils de qualité, AllianzGI s' oppose encore à 26% des nominations ou réélection d' administrateurs (27% en 2019) dans le monde, au nom du manque d' indépendance du conseil et/ou des comités spécialisés. Le cumul de mandats reste un souci. Mais en France, les administrateurs ne sont plus vraiment un sujet. En 2020, AllianzGI ne s' est opposé qu' à 18% des élections (contre 30% en 2019), grâce à des candidats " mieux qualifiés en termes d' expertise et de compétences" . Les points de blocage " concernent la perte d' indépendance au bout de 12 ans, et le cumul des mandats" , ajoute Marie-Sybille Connan.

S'agissant des PDG, la société de gestion reste très pragmatique. " Nous ne souhaitons pas déstabiliser les entreprises en pleine crise. Si un administrateur référent et un conseil indépendant jouent leur rôle, nous soutenons le PDG comme chez Arkema mais nous nous sommes abstenus chez Accor faute d' un contre-poids suffisant de l' administratrice référente, poursuit Marie-Sybille Connan. Mieux vaut un PDG avec un véritable administrateur référent et des comités indépendants qu' une dissociation des pouvoirs, où l' ancien PDG deviendra président, et donc non indépendant, comme chez Scor" .

En 2020, comme en 2019, AllianzGI a voté contre 30% des autorisations d' émission ou de rachat d' actions de sociétés françaises. " Nous nous opposons aux autorisations de plus de 33% du capital avec droits préférentiels de souscription (DPS) – alors que l' Afep-Medef permet de monter à 50% – et de plus de 10% sans DPS, précise Marie-Sybille Connan. Néanmoins, nous serons à l' écoute pour engager un dialogue, afin que les sociétés disposent des moyens financiers pour traverser la crise au mieux" . Les émetteurs sont prévenus.

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