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A Lyon, le maire écologiste Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas au coude-à-coude
information fournie par AFP 16/03/2026 à 08:41

L'ancien président de l'OL, Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon, s'adresse à la presse après les résultats du 1er tour des municipales, le 15 mars 2026 à Lyon ( AFP / Alex MARTIN )

L'ancien président de l'OL, Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon, s'adresse à la presse après les résultats du 1er tour des municipales, le 15 mars 2026 à Lyon ( AFP / Alex MARTIN )

L'ancien président de l'OL, Jean-Michel Aulas, longtemps favori des sondages, est finalement arrivé légèrement derrière le maire écologiste Grégory Doucet dimanche au premier tour des municipales à Lyon, ce qui augure un "match retour" serré.

Le maire sortant, à la tête d'une large coalition de gauche hors LFI, a engrangé 37,36% des voix, contre 36,78% pour son adversaire, adoubé par la droite et le centre-droit, soit un peu moins de 1.200 voix d'avance, selon des résultats définitifs.

L'Insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi passe la barre des 10% (10,41%) qui lui donne la possibilité de se maintenir au second tour, contrairement au candidat UDR-RN Alexandre Dupalais (7,07%) et aux autres petits candidats.

La députée LFI a immédiatement fait savoir qu'elle était prête à discuter d'une "fusion technique" de sa liste avec celle de Grégory Doucet "pour garder (la) ville à gauche".

L'intéressé a, pour l'instant, botté en touche: "On va regarder les derniers résultats qui tombent et puis après on verra", a dit à la presse l'ancien humanitaire de 52 ans qui, pendant la campagne, avait laissé la porte ouverte à une alliance.

Jean-Michel Aulas a fustigé depuis son QG de campagne la mise en place d'un "accord de la honte". "Je ne pense pas que les Lyonnaises et les Lyonnais aient envie que Lyon soit à l'extrême gauche", a-t-il dit.

Le chef d'entreprise de 76 ans, dont la fin de campagne avait connu un passage à vide après un débat télévisé peu convaincant, a reconnu être "déçu par rapport aux sondages" qui, pendant des mois, lui donnaient au moins dix points d'avance sur le maire sortant.

"Mais en réalité c'est une victoire" pour un nouveau venu en politique d'être "pratiquement à égalité avec un maire sortant", a-t-il relativisé, promettant de "faire en sorte de gagner" le "match retour", dimanche prochain.

- "Remontada" -

"Le résultat de ce soir déjoue tous les pronostics", a réagi avec enthousiasme Grégory Doucet. "C'est une dynamique, et cette dynamique, non, on ne l'arrêtera pas", a-t-il lancé.

"LA REMONTADA de Grégory Doucet à Lyon est HISTORIQUE. Et ce n'est pas un spécialiste du foot comme Jean-Michel Aulas qui vous dira le contraire", a écrit sur X la patronne des Ecologistes Marine Tondelier.

Le maire écologiste sortant de Lyon Grégory Doucet, candidat à sa réélection, vote au 1er tour des municipales, le 15 mars 2026 à Lyon  ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Le maire écologiste sortant de Lyon Grégory Doucet, candidat à sa réélection, vote au 1er tour des municipales, le 15 mars 2026 à Lyon ( AFP / ARNAUD FINISTRE )

Au premier tour en 2020, Grégory Doucet était arrivé en tête avec 28% des suffrages seulement, face à des rivaux dispersés entre LR et héritiers de l'ancien maire macroniste Gérard Collomb, et l'avait emporté au second à la faveur d'une triangulaire.

Il avait annoncé dès 2023 vouloir briguer un second mandat à la tête de la 3e ville de France, au demi-million d'habitants, où il a mené une politique de végétalisation, de piétonisation du centre-ville et de développement des pistes cyclables, en lien avec la métropole gouvernée elle aussi par des écologistes.

L'entrée en lice en septembre de Jean-Michel Aulas, qui garde à Lyon une forte popularité héritée de ses 36 années à la tête de l'OL qu'il a mené sept fois de suite à la tête du championnat, avait soudé une opposition toujours divisée: LR, Horizons, Renaissance, le Modem, l'UDI et même le parti animaliste avaient rallié sa campagne.

Grégory Doucet a de son côté fait alliance dès le premier tour avec les socialistes et Place publique, notamment. Ces derniers ont fait savoir qu'ils se retireraient de sa liste en cas d'alliance avec LFI au second tour.

- "Dynamique" -

Dimanche, les Lyonnais et les habitants des villes voisines votaient aussi pour la puissante Métropole de Lyon, la seule communauté d'agglomération élue au scrutin universel direct, qui englobe 58 communes et 1,4 million d'habitants.

(g-d) Montage photos du 15 mars 2026 des trois candidats à la mairie de Lyon, le maire sortant écologiste Grégory Doucet, le candidat de la droite Jean-Michel Aulas, et la candidate de La France insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi ( AFP / JOEL SAGET )

(g-d) Montage photos du 15 mars 2026 des trois candidats à la mairie de Lyon, le maire sortant écologiste Grégory Doucet, le candidat de la droite Jean-Michel Aulas, et la candidate de La France insoumise Anaïs Belouassa-Cherifi ( AFP / JOEL SAGET )

Les listes menées par la LR Véronique Sarselli, alliée à Jean-Michel Aulas, sont arrivées en tête dans neuf des 14 circonscriptions.

Mais LFI est en position de se maintenir dans plusieurs et, là encore, les accords que le parti de Jean-Luc Mélenchon pourrait nouer avec le président écologiste sortant de la collectivité, Bruno Bernard, auront toute leur importance.

Véronique Sarselli a salué la "dynamique" de son équipe" et dénoncé elle aussi "l'alliance de la honte entre les écologistes et LFI".

"Je pense que le deuxième tour sera très serré dimanche prochain, mais que nous sommes en mesure de gagner", a pour sa part déclaré Bruno Bernard.

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