Une enseigne de Wall Street est photographiée à l'extérieur de la Bourse de New York, à New York
par Diana Mandia et Coralie Lamarque
Wall Street est attendue sur une note hésitante tandis que les Bourses européennes reculent mercredi à mi-séance, les investisseurs restant prudents face à l'évolution de la guerre en Iran, les attaques des deux camps se poursuivant malgré les déclarations de la Maison blanche sur une fin imminente du conflit.
Les contrats à terme donnent une ouverture en légère baisse de 0,12% pour le Dow Jones, de 0,14% pour le Standard & Poor's-500 et de 0,16% pour le Nasdaq.
À Paris, le CAC 40 perd 0,81% à 7.992,31 points vers 12h05 GMT. À Francfort, le Dax recule de 1,39% et à Londres, le FTSE 100 cède 0,85%.
L'indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,07%, le FTSEurofirst 300 perd 0,88% et le Stoxx 600 recule de 0,86%.
Les États-Unis et Israël ont échangé mercredi, douzième jour de la guerre, de nouvelles frappes aériennes avec l'Iran, tandis que la République islamique cible à nouveau des bases américaines dans la région et continue de bloquer le détroit d'Ormuz, essentiel pour l'approvisionnement mondial en énergie fossile provenant du Golfe.
Les prix du pétrole remontent ce mercredi dans un contexte de forte volatilité du marché de l'énergie après la chute brutale de la veille, provoquée par les commentaires du président américain Donald Trump sur une fin prochaine du conflit.
Le Brent prend 3,53% à 90,90 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 3,46% à 86,34 dollars.
Après l'enthousiasme initial, les investisseurs se montrent désormais plus prudents, compte tenu de l'intensité des attaques de ces dernières heures, tout en suivant de près les décisions de l'Agence internationale de l'énergie qui, selon certaines sources, recommande à ses pays membres de puiser dans leurs réserves stratégiques à un niveau sans précédent afin de contenir la hausse des prix du pétrole.
Cette envolée des cours a ravivé les craintes inflationnistes des deux côtés de l'Atlantique, ce qui fait craindre aux investisseurs un resserrement de la politique monétaire par les banques centrales, mais aussi un coup dur pour la croissance.
"Nous estimons que le scénario le plus probable est que les prix de l’énergie intègrent une prime de risque durable mais modérée, un ajustement que l’économie mondiale peut absorber, plutôt qu’une rupture structurelle du cycle de croissance", soulignent les économistes de Neuberger Berman.
Les opérateurs attendent la publication de l’indice des prix à la consommation aux Etats-Unis pour le mois de février à 12h30 GMT, des données qui pourraient toutefois être considérées comme obsolètes compte tenu du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET
Oracle a prédit mardi que la demande pour les centres de données utilisés pour l'intelligence artificielle (IA) continuerait de soutenir son chiffre d'affaires à un niveau supérieur à celui attendu par Wall Street jusqu'en 2027.
Le titre est vu en hausse de 10% dans les échanges avant-Bourse et devrait entraîner dans son sillage d'autres valeurs technologiques.
VALEURS EN EUROPE
Le groupe audiovisuel français Canal+, coté à Londres, plonge de 18,82%, malgré l'annonce d'un bénéfice d'exploitation annuel supérieur aux prévisions.
Le groupe allemand Rheinmetall cède 5,14% malgré une prévision de croissance de son chiffre d'affaires de 40% à 45% cette année, l'entreprise allemande se concentrant entièrement sur ses activités de défense.
À Paris, le groupe de services de nettoyage Elis grimpe de 3,11% après ses résultats et prévisions.
TAUX
Les rendements obligataires repartent à la hausse, les investisseurs restant attentifs aux perspectives d'inflation.
Le rendement des Treasuries à dix ans gagne 3,9 points de base à 4,1751%.
Le rendement du Bund allemand à dix ans progresse de 3,4 points de base à 2,8970%. Le deux ans grimpe de 6,1 points de base à 2,3345%.
CHANGES
Le dollar rebondit de 0,18% face à un panier de devises de référence, tandis que l'euro perd 1,3% à 1,1598 dollar.
La veille, le billet vert avait été pénalisé par la perspective d'une détente dans la guerre en Iran. Les traders s'efforcent de déterminer la meilleure façon d'évaluer le risque.
"Nous prévoyons que la guerre durera des mois, et non des semaines, tout en reconnaissant le niveau élevé d'incertitude", a déclaré Kristina Clifton, stratège senior en devises à la Commonwealth Bank of Australia.
PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES À L'AGENDA DU 11 MARS
PAYS GMT INDICATEUR PÉRIODE CONSENSUS PRÉCÉDENT
USA 12h30 Prix à la consommation février +0,3% +0,2%
-sur un an +2,4% +2,4%
(Certaines données peuvent accuser un léger décalage)
(Rédigé par Coralie Lamarque et Diana Mandia, édité par Augustin Turpin)

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer