Un opérateur à la Bourse de New York, le 2 avril 2026 ( AFP / CHARLY TRIBALLEAU )
La Bourse de New York a clôturé sur une note mitigée jeudi, limitant la casse face au ton plus offensif qu'anticipé de Donald Trump à l'égard de Téhéran.
Après une ouverture en franche baisse, les indices ont finalement terminé en ordre dispersé: le Dow Jones n'a perdu que 0,13%, tandis que l'indice Nasdaq a grappillé 0,18% et l'indice élargi S&P 500, 0,11%.
"Il est vraiment difficile de cerner ce marché", remarque auprès de l'AFP Dave Grecsek, d'Aspiriant. "On a connu ces derniers temps des journées un peu instables, où l'évolution des cours est assez imprévisible."
"Le discours prononcé mardi soir par le président Trump a déçu certains investisseurs qui espéraient obtenir des précisions sur la date et les modalités de la fin de la guerre avec l'Iran", résume José Torres, d'Interactive Brokers.
Le président américain a notamment promis, lors d'une allocution, de ramener l'Iran à "l'âge de pierre" en frappant Téhéran "extrêmement durement au cours des deux à trois prochaines semaines".
En réponse, l'armée iranienne a promis des attaques "dévastatrices" contre les Etats-Unis et Israël.
"Ces commentaires hostiles (...) ont fait grimper le prix du brut", note José Torres, la référence américaine s'envolant même de plus de 11% jeudi, ce qui a initialement pesé sur la Bourse américaine.
"Mais les investisseurs à la recherche de bonnes affaires y ont vu une occasion de racheter massivement des actions, même s'il n'y avait aucune raison évidente de le faire", poursuit l'analyste.
C'est "un casse-tête", juge auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.
Côté indicateurs, la place américaine a notamment relevé la publication de demandes d'inscription au chômage moins élevées qu'attendu (202.000 contre 212.000 escomptés).
Mais les opérateurs "n'ont guère réagi aux données, comme c'est le cas depuis le début du conflit avec l'Iran", observe Patrick O'Hare, de Briefing.com.
Ils surveilleront malgré tout une volée de chiffres sur l'état du marché du travail américain vendredi.
Wall Street étant fermée ce jour-là (Vendredi saint), la réaction à ces chiffres ne sera potentiellement visible que lundi, selon les analystes.
Sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain évoluait autour de 4,30%, contre 4,32% la veille en clôture.
Au tableau des valeurs, les compagnies aériennes, particulièrement touchées par la flambée du pétrole, ont une nouvelle fois accusé le coup. Delta Air Lines a lâché 1,29%, American Airlines a perdu 2,61% et Alaska Air Group a reculé de 0,85%.
Le spécialiste des véhicules électriques Tesla (-5,42% à 360,59 dollars) a été sanctionné pour ses ventes au premier trimestre, en deçà des attentes du marché.
Le groupe du milliardaire Elon Musk a livré environ 358.000 véhicules entre janvier et mars, contre 381.000 escomptés par le consensus des analystes de Factset.
Les laboratoires n'ont pas semblé réagir au décret signé par Trump jeudi dans l'après-midi, mettant en place une surtaxe sur un certain nombre de médicaments importés.
Eli Lilly a perdu 1,98%, Moderna a reculé de 1,66% et Pfizer de 0,81%. Ils évoluaient déjà autour de ces niveaux avant l'annonce.
Nasdaq

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