Wall Street : pertes réduites de moitié après une annonce de Trump à mi-séance
information fournie par Zonebourse 03/03/2026 à 23:28
Une annonce de Donald Trump a beaucoup contribué à dissiper la tension liée à la fermeture du détroit d'Ormuz, synonyme de potentielle pénurie de pétrole et de gaz liquéfié si le blocage durait plusieurs semaines : les compagnies d'assurance londonienne ayant suspendu l'exécution des contrats pour les navires navigant dans la "zone de guerre", le Président ordonne à la United States Development Finance Corporation de prendre le relai.
La marine américaine sera également sollicitée pour escorter et protéger les navires marchands.
Ils seront certes assurés, mais ils ne seront toujours pas à l'épreuve des mines, des tirs de drones ou de missiles, de mini-sous marins télécommandés agissant comme des torpilles (autant d'armes dissuasives dont disposent les forces iraniennes), etc.
Il faudra tout de même prendre un risque "physique" et les équipages demanderont des primes exorbitantes.
Mais l'effet d'annonce a rempli sa mission : détente des taux (peur de l'inflation qui se dissipe un peu), baisse de la volatilité (le "VIX" est retombé de 20% vers 10% à 23,60) et les indices boursiers ont largement limité la casse : le Dow Jones a cédé un modeste 0,83% (-400Pts contre -1.200Pts vers 16H15), l'indice Nasdaq a perdu 1,02% et S&P 500 a perdu moins de 1% ce qui est symboliquement rassurant (avec seulement -0,94%).
A noter que le Russell-2000, pourtant moins exposé en principe aux turbulences internationales a lâche -1,8%, le "Dow Industrial" -2%.
Il y a quand même eu des replis très significatifs sur les "technos" et notamment les spécialistes des "mémoires" avec Micron -8%, Western Digital -7,2%, KLA -6,1%, Lam Research -6%, Seagate -5,8% ainsi que sur les producteurs de matière première (Abemarle -7,6%, Newmont -7,7%, Corning -7%).
Attention toutefois aux volumes qui ont été très soutenus : les gestions vendent (réduction du "risque"), le "retail" vend (appels de marge oblige), les initiés comme Peter Thiel vend... et les rachats sont techniques, liés mécaniquement à la décrue du "VIX" dans le sillage du pétrole (revenu de 77,5$ à 75$ ce soir, mais le gasoil a pris 14% depuis ce weekend).
Au quatrième jour de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran, aucun signe d'apaisement en vue : la cadence des tirs de drones iraniens "low cost" diminue mais les missiles prennent le relai, plus précis et plus destructeurs :Téhéran n'épargne aucun des sites militaires ou emblématiques (ambassades, consulats) liés aux Etats-Unis dans le Golfe, et les frappes visent également les installations pétrolières, les oléoducs, etc..
De son côté, Israël continue de bombarder "simultanément" l'Iran et le Liban, avec des "dommages collatéraux" importants sur la population civile, notamment à Beyrouth..
Après s'être nettement tendu à l'ouverture, le rendement des emprunts de l'Etat américain à 10 ans est retombé, évoluant autour de 4,065% vers 22H contre pratiquement 4,12% en séance (avec un pétrole à 77$), le "2 ans" finit à 3,517 contre 3,487% et 3,59% au plus haut vers midi.
Mais il n'y a pas que la trajectoire ses "treasuries" qui suscitent de l'inquiétude depuis 48H : l'action Blackstone a chuté de 4% après qu'un article du Financial Times a indiqué que son fonds de crédit privé avait enregistré 1,7Mds$ de sorties nettes au premier trimestre : après les difficultés de trésorerie de "Blue Owl" il y a 10 jours, qui sera le prochain émetteur d'obligations privées à susciter la méfiance des marchés ?
A lire aussi
-
L'Iran a élargi mardi ses attaques de missiles et de drones à travers le Moyen-Orient, touchant un consulat et une base américaine dans le Golfe, malgré la poursuite sur son sol des frappes massives d'Israël et des Etats-Unis. A Téhéran, ville fantôme, les frappes ... Lire la suite
-
par Caroline Valetkevitch et Johann M Cherian La Bourse de New York a fini en nette baisse mardi, dans un contexte d'intensification du conflit au Proche-Orient, qui fait craindre aux investisseurs une guerre prolongée avec des répercussions sur les prix du pétrole ... Lire la suite
-
Une tragédie "prévisible"? Plus de huit ans après le drame, le procès du naufrage en 2017 du sous-marin argentin San Juan, avec la perte de ses 44 membres d'équipage, a débuté mardi à Rio Gallegos, dans l'extrême sud du pays, au large duquel gît toujours le submersible. ... Lire la suite
-
Des gouvernements et compagnies aériennes organisent des vols pour rapatrier des voyageurs bloqués par la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué l'annulation de 19.000 liaisons en quatre jours, et où des avions commerciaux ont recommencé à voler en faible nombre ... Lire la suite
Mes listes
Une erreur est survenue pendant le chargement de la liste
0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer