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Wall Street en ordre dispersé, rassuré sur l'inflation mais sans entrain
information fournie par AFP 03/04/2024 à 22:38

Des opérateurs du New York Stock Exchange ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )

Des opérateurs du New York Stock Exchange ( AFP / TIMOTHY A. CLARY )

La Bourse de New York a terminé en ordre dispersé mercredi, évitant une franche baisse grâce à un indicateur d'inflation en décrochage marqué, qui préserve la thèse de prochaines baisses de taux.

Le Dow Jones s'est effrité de 0,11%, l'indice Nasdaq a grappillé 0,23% et l'indice élargi S&P 500 s'est octroyé 0,11%.

Initialement, la place new-yorkaise avait ouvert dans le rouge, quelque peu échaudée par les 184.000 créations d'emplois dans le secteur privé dont a fait état le cabinet ADP pour le mois de mars, alors que les économistes n'en attendaient que 150.000.

Mais l'humeur a changé avec la publication du rapport de l'institut ISM, qui a montré un brutal coup de frein sur les prix payés dans le secteur des services, surveillé comme le lait sur le feu par la banque centrale américaine (Fed).

Tom Cahill, de Ventura Wealth Management, souligne que cet indicateur est "très corrélé" à l'indice des prix PCE, qui sert de référence à la Fed pour mesurer l'inflation. "Cela devrait donc faire descendre le PCE."

Les investisseurs ont aussi été satisfaits des déclarations du président de la Fed, Jerome Powell, lors d'une conférence à l'université de Stanford (Californie).

"Les données macroéconomiques récentes ne modifient pas le paysage général", dans lequel "l'inflation revient vers 2% (par an) d'une manière un peu chaotique", a expliqué le banquier central.

"Les dernières projections (de la Fed) anticipaient trois baisses de taux cette année", rappelle Tom Cahill. "Powell aurait pu signaler au marché que ces prévisions étaient décalées par rapport à ce qui va se produire. Mais il ne l'a pas fait. (...) Rien n'a vraiment changé."

Pour autant, malgré ce rayon de soleil, les opérateurs ne sont pas partis au galop, loin de là, le Dow Jones terminant même en négatif.

"Le marché va probablement continuer à consolider", selon Tom Cahill, "mais je ne le vois pas opérer une correction substantielle."

Le mouvement a été plus sensible sur le marché obligataire, où les taux se sont sensiblement détendus. Le rendement des emprunts d'Etat américains à 10 ans retrouvait son niveau de la veille en clôture, à 4,34%, après avoir bondi jusqu'à 4,42%, au plus haut depuis quatre mois.

A la cote, Disney a souffert (-3,13%) après que l'assemblée générale des actionnaires a voté en faveur de la nomination des 12 candidats au conseil recommandés par les administrateurs.

C'est un camouflet pour l'investisseur activiste Nelson Peltz, qui avait soumis sa candidature ainsi que celle d'un allié, ancien du groupe, dans l'espoir de bousculer la gouvernance du géant du divertissement.

Des informations de l'agence Bloomberg rapportant une prochaine hausse de tarifs chez Spotify dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni, ont propulsé le titre de la plateforme de streaming sonore (+8,23%).

Désormais séparé de ses activités dans la santé et dans l'énergie, chacune cotée distinctement sous les noms GE HealthCare et GE Vernova, le conglomérat GE a le vent en poupe (+6,70).

Plusieurs analystes ont formulé des commentaires positifs à l'égard de ce GE aminci, essentiellement concentré sur l'aérospatial, secteur qui présente des marges nettement supérieures à celles des métiers dont le groupe s'est séparé.

Une information du Wall Street Journal selon laquelle Paramount Global (+14,97%) est entré en négociations exclusives avec la société de production Skydance Media en vue d'un rapprochement.

Intel (-8,22%) a été fragilisé par la publication, mardi, d'un document faisant état d'une perte opérationnelle de quelque 7 milliards de dollars pour son activité de fonderie, qui consiste à fabriquer des semi-conducteurs qui n'ont pas été conçus par l'entreprise.

La chaîne de produits cosmétiques Ulta Beauty a décroché (-15,34%) après que ses dirigeants ont révélé, lors d'une conférence organisée par la banque JPMorgan, que le début d'année avait été moins bon qu'espéré.

Ulta a entraîné avec elle la marque de produits de beauté e.l.f. (-11,92%), mais aussi Estée Lauder (-4,12%) et la holding multi-marques Coty (-6,28%).

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