Vendredi à Wall Street : vif rebond porté par le "buy the dips"
information fournie par Zonebourse 09/02/2026 à 07:43
Mais ce vendredi 5 février restera évidemment (si les score en restaient là), une journée historique puisque le Dow Jones a fini en hausse de 2,48% (c'est également son score hebdo) tandis que le Nasdaq avec 2,2% s'est replié symétriquement de -1,8% en hebdo et le S&P 500 ( 2%) a terminé la semaine quasi inchangé (avec 11 secteurs sur 12 en progression vendredi).
A la lecture des "futures", le S&P 500 s'apprête à retracer ses niveaux du 30 janvier et il ne lui manquerait que 50 points pour renouer avec ses records... et la barre des "7 000", le Dow Jones établit déjà un nouveau zénith à 50 250 points, il semble devenu inarrêtable.
Le Dow Jones, comme le S&P ou le Nasdaq a grimpé vendredi dans le sillage de Nvidia (leur plus grosse composante) qui a flambé de 7,9%.
Mais rappelons ce biais considérable, l'indice historique (le "Dow") est pondéré par les prix et non la capitalisation : l'envol de Caterpillar ( 7,05%) qui cote 720 USD ou de Goldman Sachs (928 USD) a pesé bien plus que Nvidia qui "vaut" à peine 200 USD ou JP Morgan (la 3e plus grosse "capi" après Microsoft) avec ses 322 USD.
Le Nasdaq-100 a vu se déclencher un pur rachat "FOMO" sur Strategy avec 26% (le Bitcoin reprenant 13%), ARM 11,6%, Western Digital 8,6%, KLA 8,4%, AMD 8,3% (la liste des gain supérieurs à 5% serait trop longue).
La chute d'Amazon (-5,5%) est certes significative, mais elle s'est réduite de moitié par rapport à l'ouverture et la frilosité concernant les montants massifs d'investissement dans l'IA (630 MdsUSD pour 2026 pour les GAFAM OpenAi) semble s'être un peu dissipée, même si les "modèles" de rentabilité future restent particulièrement incertains.
Au doute radical de jeudi succède le "FOMO" : oubliés les 3 jours de purge sur le Nasdaq et le "S&P", les taux longs qui ne baissent plus depuis des mois, du coup tous les médias font leur "une" avec le Dow Jones à 50 116... et l'espoir d'un 10e mois de hausse consécutif renaît.
Pas véritablement "bonne nouvelle" comme catalyseur en particulier mais pas de mauvaise non plus : la publication du "NFP" a été reportée au 11 février pour cause de "shutdown".
Au lieu d'une possible mauvaise surprise, Wall Street a pu aborder le week-end sur un sentiment favorable avec la publication de la confiance du consommateur américain qui s'améliore de façon un peu inespérée en février, après son plongeon du mois précédent.
Selon l'estimation préliminaire de l'indice calculé par l'Université du Michigan, le score ressort à 57,3, contre 56,4 le mois précédent, alors que le consensus tablait sur un repli vers 56.
Dans le détail, la progression de l'indice repose sur celle du sous-indice des conditions économiques actuelles ( 2,9 points à 58,3) alors que celui des attentes des consommateurs s'est tassé de 0,4 point à 56,6.
Quel contraste entre l'euphorie de Wall Street et l'accueil atone à négatif du marché obligataire : 2,4 points de base sur les T-Bond à 4,224%, 1 pbs sur le "2 ans" et 0,5 pbs sur le "30 ans" à respectivement 3,495% et 4,86%.
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