13 juillet (Reuters) - Johnson & Johnson a été condamné par
un tribunal américain à verser un montant record de 4,69
milliards de dollars (4,03 milliards d'euros) à 22 femmes qui
accusent les produits à base de talc, y compris une poudre pour
bébé, du groupe pharmaceutique de contenir de l'amiante et
d'être à l'origine de leur cancer des ovaires.
Le verdict, rendu jeudi par un tribunal de l'Etat du
Missouri, est à ce jour le plus lourd qu'ait subi le groupe
américain à ce sujet. Il survient au terme de plus de cinq
semaines de témoignages d'une dizaine d'experts des deux camps.
J&J, qui dément toute trace d'amiante dans ses produits et
rejette les accusations selon lesquelles ceux-ci provoquent des
cancers, fait face à quelque 9.000 litiges sur ce dossier.
Le groupe affirme que des études sur plusieurs décennies
montrent que son talc est sûr et a réussi en appel à renverser
de précédents verdicts sur des arguments juridiques techniques.
Le verdict de la Cour d'appel fédérale de Saint-Louis
comprend 550 millions de dollars de dommages-intérêts
compensatoires et 4,14 milliards de dollars de dommages-intérêts
punitifs.
Dans un communiqué, J&J a estimé que le procès était
"fondamentalement injuste" et a annoncé son intention de faire
appel.
L'action perdait 1% à 126,45 dollars dans les transactions
électronique en après-Bourse à la suite de ce verdict.
Les plaignantes soutiennent que l'usage pendant des
décennies de poudre pour bébé et d'autres cosmétiques fabriqués
à base de talc sont à l'origine de leur maladie. Elles affirment
que le groupe américain savait que sa poudre de talc était
contenait de l'amiante au moins les années depuis 1970 et qu'il
s'est gardé d'avertir les consommateurs des risques encourus.
(Tina Bellon à New York, Claude Chendjou pour le service
français, édité par Juliette Rouillon)
USA-J&J condamné à verser $4,7 mds dans un dossier d'amiante
information fournie par Reuters 13/07/2018 à 10:25
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