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Une société de sécurité privée derrière la fuite de Ghosn-sources
information fournie par Reuters01/01/2020 à 16:21

    BEYROUTH, 1er janvier (Reuters) - C'est une société privée
qui a orchestré la fuite de Carlos Ghosn et lui a permis
d'échapper à la surveillance étroite des autorités japonaises,
ont déclaré mercredi à Reuters deux membres de son entourage.
    Assigné à résidence depuis le mois d'avril dans un bâtiment
situé à Tokyo, l'ancien dirigeant de Renault-Nissan est parvenu
à quitter le territoire japonais et à rejoindre le Liban, pays
dont il détient la nationalité et qui n'a aucune convention
d'extradition avec le Japon.
    Selon une des sources de Reuters, Carlos Ghosn a été reçu
dès son arrivée au Liban par le président Michel Aoun qui l'a
chaleureusement accueilli au palais de Baabda, sa résidence
officielle.
    Certains médias libanais ont avancé que Carlos Ghosn s'était
dissimulé dans une malle théoriquement destinée à transporter
des instruments de musique, une version que son épouse a
démentie auprès de Reuters tout en refusant de révéler les
détails de cette fuite rocambolesque.
    Les déclarations des deux sources de Reuters tendent à
démontrer que l'ancien dirigeant a minutieusement mûri son
projet d'évasion avec l'appui d'une société de sécurité privée
qui l'a exfiltré du Japon par un vol privé vers Istanbul d'où il
a ensuite gagné le Liban.
    "Il s'agit d'une opération très professionnelle, du début à
la fin", a déclaré une des sources de Reuters précisant que le
même le pilote de l'appareil qui l'a acheminé ignorait sa
présence à bord.
    Dans un bref communiqué rendu public mardi, Carlos Ghosn a
justifié sa fuite par le traitement qui lui était réservé et a
dénoncé une justice "partiale".  
    Les autorités de Beyrouth ont fait savoir qu'il était entré
en toute légalité sur le territoire libanais, muni de son
passeport français et sa carte d'identité libanaise, une annonce
qui pose interroge puisque Carlos Ghosn censé avoir remis ses
trois passeports (français, libanais et brésilien) à ses
acocats.
    Il a été arrêté au Japon en novembre 2018 pour des
accusations de malversations financières lorsqu'il était PDG de
Nissan, accusations qu'il a toujours rejetées. Son procès est
prévu en 2020.
    Carlos Ghosn a été libéré en mars dernier en échange du
versement d'une caution d'un milliard de yens (7,9 millions
d'euros environ) avant d'être de nouveau arrêté par la justice
japonaise puis placé en résidence surveillée en avril avec
interdiction de quitter le pays.
    Au Japon, c'est un sentiment de sidération qui domine jusque
dans les rangs de l'équipe d'avocats qui le défendait et cette
fuite pourrait avoir des répercussions sur le système
judiciaire, estiment plusieurs spécialistes.
    "Les professionnels du droit et les députés doivent
réfléchir au plus vite à de nouvelles mesures pour éviter que de
telles fuites se reproduisent, a commenté Yasuyuki Takai, un
ancien procureur.

 (Samia Nakhoul et Laila Bassam, version française Nicolas
Delame)
 

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