Ryanair défend son bilan climatique après un rapport critique de T&E
information fournie par Zonebourse 11/05/2026 à 13:13
Avec 195 millions de tonnes (Mt) de CO2 émises en 2025, les niveaux d'émissions du secteur aérien ont dépassé ceux de 2019, en dépit des objectifs climatiques affichés après la pandémie, rapporte T&E. Concrètement, ce niveau d'émission témoigne d'une hausse de 4% en un an et ressort à 2% au-dessus des niveaux pré-Covid, une progression principalement portée par les compagnies à bas coûts.
Selon le rapport, Ryanair reste de loin la compagnie la plus polluante d'Europe avec 16,6 Mt de CO2 émises à elle seule en 2025, soit environ l'équivalent des émissions annuelles d'un pays comme la Croatie. Ses émissions sont désormais 50% supérieures à celles de 2019.
Invitée par Zonebourse à réagir à ce rapport, la compagnie irlandaise reconnaît : "Bien sûr, les émissions de GES (gaz à effet de serre, NDLR) de Ryanair augmentent puisque nous restons la compagnie aérienne à la croissance la plus rapide en Europe. Toute cette croissance s'effectue avec des tarifs plus bas, mais aussi avec de nouveaux avions économes en carburant. Ainsi, nos émissions de GES par passager diminuent grâce à nos investissements massifs dans des appareils de nouvelle génération."
Le rapport de T&E indique que les autres compagnies les plus émettrices sont Lufthansa, British Airways, Air France, KLM, easyJet, Emirates, Wizz Air, Iberia et United Airlines. Il indique néanmoins que les émissions de Lufthansa, British Airways et Air France restent sous leurs niveaux d'émissions d'avant-Covid, contrairement aux transporteurs low cost.
Selon Ryanair, les chiffres européens sur les émissions sont "totalement discrédités", dans la mesure où le système de tarification carbone dit ETS (pour "Emission Trading System") ne s'applique qu'aux vols intra-européens. T&E rappelle ainsi que 68% des émissions des vols au départ d'Europe échappent encore à toute tarification carbone. De fait, certaines des liaisons long-courriers les plus polluantes, comme la liaison Londres-New York, sont complètement exclues du dispositif.
Ryanair dénonce "un système discriminatoire qui ne taxe que les vols intra-UE" et ajoute que si elle est de loin "la première compagnie aérienne européenne en nombre de passagers transportés", elle ne figure qu'en quatrième place en matière d'émissions totales de GES, "derrière Lufthansa, Air France-KLM et IAG, qui émettent chacune davantage de GES chaque année tout en transportant moins de passagers".
"Ryanair est numéro un en Europe avec les plus faibles émissions de CO2 par passager-kilomètre", assure la compagnie.
Selon T&E, les compagnies aériennes ont évité environ 8,5 MdsEUR de coûts carbone en 2025 grâce aux exemptions actuelles et aux quotas gratuits. Une extension de l'ETS à tous les vols au départ d'Europe pourrait porter les recettes annuelles à 12,7 MdsEUR immédiatement, puis au-delà de 17 MdsEUR par an d'ici 2030, ce qui permettrait de renforcer les finances publiques en appliquant le principe du "pollueur-payeur".
Le titre Ryanair recule de 1,4% vers 13h à Dublin, dans un contexte de hausse des coûts du carburant.
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