(AOF) - Publicis (-1,13% à 97,94 euros) ferme la marche de l'indice phare de la place parisienne et se dirige vers une cinquième séance de suite dans le rouge. Le géant de la publicité est pénalisé par une dégradation d'opinion de JP Morgan, passant de Surperformance à Neutre et visant 110 euros, contre 109 euros auparavant. Dans une note consacrée aux médias, la banque américaine indique continuer à croire en l'histoire de Publicis ainsi qu'en son équipe de direction.
JP Morgan s'interroge toutefois sur "la nécessité de détenir une agence dans un contexte de ralentissement macroéconomique aux Etats-Unis". Si Publicis a continué à surperformer au début de l'année, le groupe a "marqué une pause" ces derniers mois.
L'intermédiaire financier pointe "des signes de ralentissement de la croissance américaine", qui pourrait altérer les performances de Publicis.
Le 11 avril dernier, Publicis avait dévoilé, au titre du premier trimestre, une progression de 4,9% de son revenu net - l'équivalent du chiffre d'affaires - à 3,23 milliards d'euros, ressortant supérieur aux attentes des dirigeants et des analystes.
Le groupe présidé par Arthur Sadoun livrera ses résultats du premier semestre le 18 juillet. En 2024, Publicis vise une croissance organique comprise entre 4% et 5%.
Le titre progresse de 16% depuis le début de l'année.
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Un marché mondial qui se porte bien
D'après Magna (Interpublic Group) la croissance du marché publicitaire mondial a été limitée à 1% sur un an durant le premier trimestre face à un début d'année dynamique en 2022. Toutefois pour l'année pleine, la société prévoit une croissance bien supérieure, portée par le digital. Cette performance résulte du rebond économique de la Chine depuis la fin de la politique " zéro Covid ". Au premier trimestre, les dépenses publicitaires ont bondi dans ce pays de 6% sur un an. Ailleurs, les performances attendues sont moins élevées pour 2023 : 4,2 % de croissance en Europe (dont 2,8 % en France) et 2,5 % en Amérique du Nord (4,2 % si l'on exclut les publicités politiques en chute sans élection). Les bons résultats des trois leaders mondiaux (le français Publicis, le britannique WPP et le groupe américain Omnicom) sur le premier trimestre reflètent ce développement du marché.
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