Progression continue en vue à Wall Street, la Fed face à l'inflation pétrolière
information fournie par Zonebourse 17/03/2026 à 14:07
Trump : "les États-Unis ont décimé le régime iranien en deux semaines"
Hier, Donald Trump a pris la parole sur l'évolution du bras de fer entre Washington et Téhéran. "Nous les avons décimés en deux semaines", affirme le président américain depuis le Bureau ovale en parlant de l'Iran. "Si on ne l'avait pas fait, il y aurait eu une guerre nucléaire qui serait devenue la troisième Guerre mondiale."
Le président américain a aussi déclaré que "la guerre ne se terminera pas cette semaine mais bientôt et le monde s'en portera mieux". "J'avais l'obligation de faire cela", précise t-il à propos de l'opération militaire Epic Fury (nom donné à l'offensive militaire lancée le 28 février dernier par les Etats-Unis en coordination avec Israël).
De son côté, le président iranien Masoud Pezeshkian a insisté lors de son entretien avec Emmanuel Macron que "l'Iran n'a pas déclenché cette guerre atroce". "Se défendre contre une invasion est un droit naturel, un droit que nous maîtrisons parfaitement", a-t-il écrit sur X.
"La République islamique d'Iran ne se soumettra pas aux intimidateurs", a déclaré en outre Pezeshkian, réclamant l'arrêt de l'utilisation des bases américaines dans la région contre l'Iran. "Nous attendons de la communauté internationale qu'elle condamne cette invasion et qu'elle persuade les envahisseurs de respecter le droit international", a-t-il ajouté dans un autre message publié sur les réseaux sociaux. "Déclencher une guerre de conquête, fondée sur de fausses informations, est un acte moyenâgeux au 21ème siècle."
Sur les affrontements, l'armée américaine a recensé environ 200 militaires blessés dans sept pays différents depuis le début de la guerre contre l'Iran. "Dix sont catégorisés comme sérieusement blessés", a précisé le capitaine Tim Hawkins, porte-parole du commandement militaire américain pour la région.
"La tension au Moyen-Orient a entraîné une hausse des prix du pétrole, le Brent dépassant des niveaux inédits depuis plusieurs mois. La menace d'interruptions d'approvisionnement, en particulier dans le détroit d'Ormuz - par lequel transite une part significative du pétrole mondial - a fait exploser la volatilité sur les marchés de matières premières. Cette escalade des prix exerce une pression sur l'inflation globale et ravive les craintes de stagflation, complexifiant la tâche des banques centrales", commentent Gordon Shannon, co-responsable investment grade chez TwentyFour AM et George Curtis, gérant de portefeuille pour TwentyFour AM.
Vers 14h, le Brent progresse de 1,59% à 102,63 dollars et le WTI gagne 1,49% à 95,76 USD.
Dans ce climat géopolitique lourd, les investisseurs attendent le verdict de la Fed, prévu demain à 19h. La décision de la banque centrale américaine déterminera la trajectoire des marchés face aux incertitudes actuelles.
Fed : vers un statu quo
Sur ce sujet, d'après Gordon Shannon, "il n'y aura pas de baisse demain. Avant même l'Iran, le FOMC adoptait déjà un ton hawkish . Avec un marché du travail considéré comme se stabilisant plutôt que se détériorant, ils voulaient voir des preuves claires d'une reprise de la désinflation avant d'assouplir leur politique. Désormais, ils sont paralysés, pris dans un piège stagflationniste, alors que la hausse du pétrole menace à la fois l'inflation et la croissance. La politique monétaire n'est pas équipée pour résoudre ce problème. La Fed ne risquera pas sa crédibilité en baissant les taux dans un contexte d'inflation en hausse. Le fait que les marchés anticipent des baisses potentielles en juin en dit plus sur les estimations des investisseurs quant à la durée du conflit que sur l'idée que le FOMC puisse compenser la fermeture du détroit d'Ormuz".
Christophe Boucher, directeur des investissements chez ABN AMRO Investment Solutions, affirme de son côté que "la Fed devrait maintenir ses taux inchangés lors de sa réunion de demain". "Les perspectives se sont considérablement détériorées ces dernières semaines pour la Fed, et ce sur les deux volets de son mandat. Après un rapport sur l'emploi très solide en janvier, le marché du travail s'est à nouveau affaibli en février, tandis que les risques inflationnistes ont refait surface en raison du conflit en Iran et des nouveaux droits de douane. Dans ce contexte, les déclarations de Jay Powell seront particulièrement scrutées", observe t-il.
Du côté des valeurs, Nebius a annoncé la conclusion d'un accord avec Meta Platforms pour la fourniture d'infrastructures d'intelligence artificielle sur cinq ans, pour une valeur d'environ 27 MdsUSD. Dans le cadre de ce partenariat, Nebius doit fournir pour 12 MdsUSD de capacités dédiées.
De surcroît, Visa annonce le lancement de Visa Agentic Ready, un nouveau programme mondial conçu pour "accompagner l'écosystème des paiements dans la préparation d'une nouvelle ère : celle du commerce agentique".
Uber Technologies et Nvidia étendent leur partenariat, prévoyant ainsi de lancer une flotte mondiale de véhicules autonomes entièrement pilotés par des logiciels Nvidia dans 28 villes à travers le monde d'ici 2028.
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