L'agenda sera chargé pour les investisseurs dans les jours à venir avec, pêle-mêle, les réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) et de la Banque du Japon, un sommet du G7 et une conférence pour la paix en Ukraine en Suisse ainsi que les résultats des élections européennes.
Tour d'horizon des perspectives des marchés des jours à venir:
1/ AU TOUR DE LA FED
Après les décisions de la Banque du Canada et de la Banque centrale européenne (BCE) d'abaisser leurs taux d'intérêt, les regards se tournent vers la Réserve fédérale américaine qui tient sa réunion de politique monétaire mardi et mercredi.
La Fed devrait maintenir inchangée la fourchette de taux de ses fonds fédéraux alors que l'inflation a certes ralenti mais n'est pas encore revenue à son objectif de 2%.
Un statu quo est d'autant plus attendu que les chiffres des prix à la consommation pour le mois de mai ne seront connus que quelques heures avant les annonces de la Fed.
Les économistes interrogés par Reuters tablent sur un ralentissement de l'inflation à 0,2% sur un mois, après +0,3% en avril, tandis que l'indice de base "core CPI" est vu inchangé à +0,3%.
De nouveaux signes de ralentissement de l'inflation pourraient renforcer les attentes en matière de réduction des taux, alors que le rapport sur l'emploi, publié vendredi, a semé le doute.
Les indicateurs précédents sur le marché du travail avaient signalé un ralentissement, de bon augure pour une prochaine baisse des taux, mais les créations d'emplois en mai sont ressortis au-delà des attentes.
Dans la foulée, les marchés monétaires ont revu à 52% la probabilité d'une baisse des taux en septembre, contre 69% avant la publication de l'indicateur.
2/ "TAPERING" NIPPON
Du côté de la Banque du Japon (BoJ), le signal est plus clair : le gouverneur de la Banque du Japon, Kazuo Ueda, a jugé approprié de réduire les achats massifs d'obligations alors que la BoJ sort très progressivement de sa politique monétaire ultra-accommodante après avoir procédé en mars à sa première hausse de taux depuis 2007.
Selon Mizuho Securities, il y a de fortes chances pour que la banque centrale décide de réduire ses achats mensuels de 1.000 milliards de yens pour les ramener à environ 5.000 milliards de yens, ce que les marchés obligataires seraient en mesure de supporter.
Reste à savoir si cela suffira à soutenir le yen dont la faiblesse inquiète la BoJ comme le gouvernement japonais qui craignent qu'elle ne fasse dérailler le cycle espéré d'une inflation modérée et d'une augmentation régulière des salaires.
3/ SOUTIEN A L'UKRAINE
Les dirigeants du Groupe des Sept (G7), réunis du 13 au 15 juin à Savelletri, en Italie, tenteront de trouver un accord sur le financement de l'aide à l'Ukraine. Ils devraient notamment discuter des moyens d'utiliser les revenus futurs des avoirs russes gelés peu après l'invasion par Moscou de son voisin.
Les Etats-Unis poussent pour mettre en place un prêt à l'Ukraine adossé aux revenus des actifs souverains russes mais le projet soulève d'intenses questions juridiques et diplomatiques.
Autre sujet à l'ordre du jour, la Chine et sa "surcapacité industrielle", notamment sur les véhicules électriques. La Commission européenne devrait annoncer dans les prochains jours, après le résultat des élections législatives européennes, sa décision concernant les droits de douane sur les voitures électriques chinoises.
Après le sommet à Bari, les dirigeants du G7 se réuniront en Suisse pour un sommet de la paix consacré à la paix en Ukraine, en l'absence notable de la Russie.
(Lewis Krauskopf et Ira Iosebashvili à New York, Kevin Buckland à Tokyo et Karin Strohecker, Dhara Ranasinghe et David Milliken à Londres; compilé par Dhara Ranasinghe, infographies Prinz Magtulis, Pasit Kongkunakornkul, Sumanta Sen et Vineet Sachdev ; Blandine Hénault pour la version française)

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