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POINT HEBDO-La fièvre du bitcoin et l'inflation au menu des marchés
information fournie par Reuters 08/03/2024 à 12:04

Le bitcoin a touché un record historique, tout comme l'or et les indices actions, alors même que les grandes banques centrales commencent à ouvrir la voie à un assouplissement de leur politique monétaire - tout dépendra de la trajectoire de l'inflation dans les prochains mois.

Dans ce contexte, les données sur l'évolution des prix aux États-Unis, en Chine et au Royaume-Uni, ainsi que les élections anticipées au Portugal, seront suivies de près par les investisseurs ces prochains jours.

Tour d'horizon des perspectives des marchés pour la semaine à venir:

1/ LE BITCOIN AU PLUS HAUT

Le bitcoin a atteint un record vendredi, dépassant 69.000 dollars. Le précédent record de la cryptodevise avait été atteint en novembre 2021, lorsque les taux d'intérêt étaient bas et que les thèmes liés à la "blockchain" et au "Web3" faisaient fureur.

L'année suivante avait été marquée par un "hiver cryptographique", durant lequel certaines des plus grandes entreprises de cryptomonnaies se sont effondrées, laissant des millions de spéculateurs sur le carreau. Plusieurs dirigeants d'entreprises de cryptomonnaies ont été inculpés et les régulateurs ont multiplié les mises en garde contre les risques associés aux actifs numériques.

Cela n'a pas dissuadé les investisseurs de se ruer sur les ETF américains sur le bitcoin, qui ont enregistré des milliards de dollars de flux entrants en 2024. Si la raison de la performance des cryptoactifs cette année est incertaine, ces achats massifs ont pu avoir un rôle, soulignent les analystes.

Les crypto-enthousiastes affirment que le secteur est arrivé à maturité, mais les banquiers centraux et les régulateurs restent méfiants. Qui aura raison cette fois ?

2/ INFLATION AMÉRICAINE

Les données d'inflation CPI attendues mardi pourraient permettre aux investisseurs de préciser la date à partir de laquelle la Réserve fédérale commencera à baisser ses taux.

L'indice des prix à la consommation pour février est attendu en hausse de 0,4%, après une hausse plus rapide que prévu de 0,3% en janvier.

Les investisseurs ont revu à la baisse leurs anticipations de baisses des taux en 2024, car ils craignent que la vigueur de l'économie ne ravive l'inflation. Le président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré au Congrès mercredi que des réductions de taux seraient "probablement appropriées" plus tard dans l'année si l'inflation poursuivait son reflux.

La prochaine réunion de la Fed se tiendra le 20 mars.

3/ DÉCEPTION EN CHINE

Le Congrès national du peuple chinois s'est terminé sans grande avancée, Pékin annonçant un objectif de croissance stable et conforme aux attentes de 5% en 2024, sans préciser quelles mesures de relance pourraient permettre d'atteindre cette cible.

Les difficultés du secteur immobilier pourraient empirer, les obligations du promoteur Vanke, soutenu par l'État, s'étant fortement dépréciées. Les prix des logements neufs pourraient encore baisser cette année, car les mesures de soutien n'ont eu que peu d'impact jusqu'à présent.

L'environnement déflationniste implique que les taux réels pourraient néanmoins baisser, ce qui stimulerait l'activité. Les données sur l'inflation, attendues samedi, permettront de jauger de la tendance.

4/JOUR DE PAIE

L'économie britannique a évité de justesse la récession, grâce à une activité du secteur privé soutenue et des dépenses de consommation solide, et malgré des taux au plus haut en 16 ans.

La Banque d'Angleterre se préoccupe moins de la croissance que de l'inflation, or le marché de l'emploi montre des signes de modération. Les offres d'emploi ont diminué pour la 19e fois consécutive au cours des trois mois précédant janvier.

Mais les entreprises ont toujours du mal à trouver et à conserver du personnel. Les arrêts maladie de longue durée sont aussi importants et jouent sur les perspectives d'emploi.

Le salaire moyen, un indicateur clé pour la banque centrale, a diminué à 6,2% au cours des trois derniers mois de 2023, son rythme de croissance le plus lent depuis plus d'un an, mais il demeure trop élevé pour justifier une baisse des taux. Les nouvelles données sur les salaires, attendues mardi, pourraient changer la donne.

5/ ELECTIONS AU PORTUGAL

Le Portugal organise dimanche un deuxième scrutin législatif en deux ans, une instabilité qui aurait inquiété les investisseurs par le passé.

Pourtant, la prime de risque sur les obligations souveraines portugaises est à son niveau le plus bas depuis un an, à environ 134 points de base d'écart avec le rendement des souverains allemands.

Le sentiment sur l'Europe du sud est positif: l'agence de notation S&P Global vient de relever la note du Portugal de "BBB+" à "A-", évoquant une trajectoire de la dette encourageante, et qui ne devrait pas être affectée par les changements politiques.

L'élection n'est pourtant pas sans intérêt, car il n'est pas sûr qu'un vainqueur s'impose à la suite des élections de dimanche. Le parti d'extrême droite Chega devrait obtenir entre 15% et 20% des voix, ce qui lui permettrait de jouer un rôle essentiel dans le prochain gouvernement, alors que les élections européennes de juin approchent.

(Compilation Amanda Cooper ; Graphes par Vineet Sachdev, Pasit Kongkunakornkul et Riddhima Talwani, version française Corentin Chappron, édité par Blandine Hénault)

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