(AOF) - Nike, qui va changer de patron mi-octobre, est attendu en baisse à Wall Street après le retrait de son objectif annuel. Au premier trimestre, clos fin août, le fabricant américain d’articles de sport a vu son bénéfice net chuter de 28% à 1,05 milliard de dollars, soit 70 cents par action. Ce dernier était attendu à seulement 52 cents, selon le consensus FactSet. Ses revenus ont cependant baissé de 10% à 11,59 milliards de dollars alors qu’ils étaient anticipés à 11,64 milliards de dollars. Les ventes de sa plateforme de vente directe en ligne ont chuté de 13% à 4,7 milliards.
Sur la même période, ses stocks ont reculé de 5% à 8,3 milliards de dollars.
Lors de la conférence téléphonique avec les analystes, le directeur financier Matthew Friend a déclaré que la firme américaine renonçait à ses prévisions pour l'exercice 2025 en raison de la période de transition et qu'il reportait également sa journée investisseurs prévue à la mi-novembre. À la place, Nike publie des perspectives trimestrielles. Elle anticipe ainsi un repli de 8% à 10% de ses revenus ce trimestre.
Son président-directeur général John Donahoe sera remplacé par Elliott Hill le 14 octobre. Ce dernier était parti à la retraite en 2020 après trente-deux ans de carrière chez l'équipementier sportif.
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En France, l'aide financière visant à inciter les consommateurs à réparer plutôt qu'à jeter les objets porte désormais aussi sur les vêtements et chaussures.
Le principe reste le même pour les vêtements et chaussures que pour la sélection de produits électroniques : le consommateur doit se rendre chez un réparateur agréé pour bénéficier d'une aide qui ne peut dépasser 60% du coût de la réparation. L'organisme agréé, " Refashion ", vise à augmenter de 35% le nombre de réparations d'ici à 2028. Le Fonds réparation, alimenté par les " éco-contributions " des marques, finance l'opération. Néanmoins la question est de savoir si ce bonus devra affronter les mêmes difficultés que celui pour l'électroménager, qui n'a pas rencontré le succès escompté, notamment du fait de procédures de labellisation complexes.
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Les inquiétudes subsistent
D'après la Fédération du commerce spécialisé, Procos, en octobre 2022, l'activité a reculé de 1,5% sur un an. Néanmoins l'activité de la beauté-santé (+ 5,2 %) et de l'alimentaire spécialisé (+ 3,5 %) sont dynamiques par rapport à octobre 2021. La fréquentation des points de vente a été très impactée par les problématiques de carburant et une météo défavorable. Par rapport à octobre 2019, année pré-covid, la baisse de fréquentation est très forte (- 20,9 % en octobre). Les centres commerciaux et la périphérie sont plus impactés que les centres-villes avec un écart de quatre à cinq points.
Plusieurs motifs d'inquiétude existent pour l'avenir. Les acteurs subissent un effet ciseaux très important compte tenu de l'augmentation de leurs coûts d'exploitation alors que l'évolution de la demande est très incertaine. Très peu d'enseignes peuvent répercuter sur les prix de vente la hausse de leurs coûts. La fédération demande donc, entre autres, de limiter l'indexation de l'Indice des Loyers Commerciaux à + 3,5 % pour les loyers de toutes les entreprises en 2023. Elle invoque également une urgence absolue : plafonner le prix de l'énergie pour 2023 et rétroagir sur les contrats déjà signés pour éviter que le rythme de défaillances s'accélère.
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