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MSCI va retirer à son tour sept entreprises chinoises de ses indices
information fournie par Reuters 16/12/2020 à 10:14

MSCI VA RETIRER À SON TOUR SEPT ENTREPRISES CHINOISES DE SES INDICES

MSCI VA RETIRER À SON TOUR SEPT ENTREPRISES CHINOISES DE SES INDICES

par Ross Kerber, Alexandra Alper et Tom Westbrook

BOSTON/WASHINGTON/SINGAPOUR (Reuters) - MSCI, troisième fournisseur mondial d'indices, a annoncé mardi qu'il allait supprimer à son tour de certains de ses indices mondiaux sept entreprises chinoises pour se conformer à un décret américain qui a établi une "liste noire" d'entreprises.

Les fournisseurs d'indices FTSE Russell et S&P Dow Jones Indices (S&P DJI), division de S&P Global, ont déjà pris des mesures similaires.

Parmi les entreprises chinoises ne figurant plus dans les indices de MSCI, on compte SMIC, China Communications Construction, Hangzhou Hikvision, China Railway Construction, China Spacesat, CRRC Corp et Dawning Information Industry.

MSCI a cependant indiqué vouloir lancer de nouveaux indices en parallèle où ces titres y figureront.

Le groupe new-yorkais de services financiers, qui publie notamment les indices MSCI World et MSCI EAFE, a expliqué avoir pris cette décision après avoir consulté une centaine de clients aux Etats-Unis et ailleurs. Les entreprises bannies le seront à compter du 5 janvier.

Un décret signé par Donald Trump interdit, à compter de novembre 2021, aux investisseurs américains d'acheter des titres d'entreprises considérées par le département américain de la Défense comme soutenues par l'armée chinoise, une décision rejetée par la Chine.

Selon les gérants de fonds, le décret américain pourrait profiter aux investisseurs non américains capables de récupérer ces titres.

Les actions en Bourse des entreprises chinoises exclues par MSCI ont légèrement reculé sur les marchés.

Hikvision a déclaré que son intégration à la liste noire de Washington était "sans fondement".

Dans un communiqué, la Maison blanche a salué la décision de MSCI.

"Pendant des années, les investisseurs américains ont financé sans le savoir des entreprises soutenues par le Parti communiste chinois, qui permettent à (l'Armée populaire de libération) de menacer les forces américaines", a déclaré John Ullyot, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche.

"Sous la direction du président Trump, cela touche à sa fin", a-t-il ajouté.

(Ross Kerber à Boston, Alexandra Alper à Washington, Andrew Galbraith à Shanghai et Tom Westbrook à Singapour; version française Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)

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