Les marchés boursiers mondiaux évoluent sans grand dynamisme jeudi, dans l'attente d'informations nouvelles concernant l'évolution des tractations en vue d'une paix au Moyen-Orient, tout en digérant des résultats d'entreprises.
A New York, après avoir atteint de nouveaux sommets la veille, l'indice Nasdaq (-0,06%) et l'indice S&P 500 (+0,09%) temporisaient vers 13H50 GMT, quelques instants après l'ouverture. Le Dow Jones grappillait pour sa part 0,11%.
En Europe, Paris prenait 0,51%, Londres 0,54% et Francfort 0,40%. Milan cédait 0,13%.
"La paix est +pricée+ (intégrée au prix du marché) mais pas signée", a résumé le courtier Aurel dans sa note quotidienne.
Alors que le cessez-le-feu entre l'Iran et les Etats-Unis a entamé sa deuxième semaine, la potentielle tenue d'une seconde session de négociation pour mettre fin au conflit entre les deux belligérants se rapproche.
L'influent chef de l'armée pakistanaise Asim Munir a été accueilli mercredi en Iran par le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, et Washington s'est dit "optimiste quant à la perspective d'un accord".
Dans ce contexte, "le marché parie sur la fin de la guerre", selon Neil Wilson, de Saxo Markets.
Mais "certaines informations négatives, laissant entendre que la fin du conflit n'est pas imminente, peuvent encore influencer l'évolution des cours", tempère Kathleen Brooks, analyste pour XTB.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a ainsi déclaré jeudi que si l'Iran rejetait une proposition américaine lui demandant notamment de renoncer à "l'armement nucléaire", Israël mènerait des frappes "encore plus douloureuses" contre de nouvelles cibles.
Dans tous les cas, les investisseurs observent "une certaine résilience des principales économies", ce qui "ravive les espoirs d'un impact plus limité" de la guerre sur celles-ci, note Andreas Lipkow, chez CMC Markets.
Dernier exemple en date: le Royaume-Uni a enregistré en février une hausse surprise de 0,5% de son produit intérieur brut (PIB) selon des chiffres officiels publiés jeudi, bien supérieurs aux attentes des analystes, qui tablaient sur une hausse de 0,1%.
- Le pétrole se stabilise à un haut niveau -
Indicateur de l'humeur du marché en temps de conflit au Moyen-Orient, le pétrole se stabilise à des niveaux hauts.
Référence mondiale du marché du brut, le Brent de la mer du Nord s'échangeait jeudi à 13H50 GMT à 96,22 (+1,40%). Son équivalent américain du WTI valait 92,05 dollars le baril (+0,83%).
Ces deux indicateurs évoluaient autour des 60 dollars le baril avant le conflit.
Les taux d'intérêt européens, qui évoluent au gré des craintes inflationnistes depuis le début de la guerre, reculent de leur côté: le rendement à échéance dix ans de l'emprunt allemand, référence en Europe, atteignait 3,00%, contre 3,04% la veille. Son équivalent français redescendait à 3,64%, contre 3,68% la veille.
Le dollar, monnaie internationale du marché pétrolier et qui a largement profité du conflit, grappillait encore 0,17% face à la monnaie unique, à 1,1780 dollar pour un euro.
- La saison des résultats se poursuit, Tesco salué à Londres-
Autre point d'attention des marchés: la saison des résultats, qui se poursuit des deux côtés de l'Atlantique.
A Paris, le groupe de spiritueux Pernod Ricard perdait un peu de terrain après des résultats affectés par le conflit au Moyen-Orient (-0,51% vers 13H40 GMT) et la révision à la baisse de ses objectifs annuels.
A Londres, Tesco, première chaîne de supermarchés britanniques, a annoncé jeudi un bénéfice en hausse sur son exercice 2025-2026, mais dit craindre les conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur son résultat de l'exercice en cours. Son titre prenait 3,84%.
A Zurich, le fournisseur de cacao et préparations chocolatées Barry Callebaut dégringole de 16,14% après avoir publié des résultats inférieurs aux attentes pour le premier semestre et révisé ses objectifs pour l'ensemble de l'exercice face à la décrue rapide des cours du cacao.
Côté Wall Street, le géant américain des snacks et des boissons Pepsico (+0,46%) a annoncé des résultats en nette hausse pour le premier trimestre, portés par des ventes de boissons en forte progression sur son principal marché, l'Amérique du Nord, et son dynamisme à l'international.

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