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Marchés : « Le cycle 2009-2016 est à bout de souffle » (Véronique Riches-Flores)

Boursorama22/03/2016 à 16:17

Pour Véronique Riches-Flores, l'économie mondiale continue de s'essouffler et les banques centrales n'ont d'autre choix que celui d'agir. Mais elles pourraient agir mieux.

Le cycle économique qui prévaut depuis 7 ans arrive en bout de course, a réaffirmé l’économiste indépendante Véronique Riches-Flores mardi 22 mars lors d’une conférence à Paris. Dans ce contexte, les actions accommodantes des banques centrales sont utiles mais pourraient être mieux ciblées.

Malgré la récente amélioration des indicateurs économiques américains (PMI manufacturier et indices d'activité des Fed régionales) et un maintien des indicateurs européens dans le vert (PMI des services), Véronique Riches-Flores persiste et signe. « Le cycle 2009-2016 est à bout de souffle » affirmait-elle mardi matin, citant pêle-mêle « l’inertie de l’investissement, l’inertie de la productivité, la stagnation des échanges mondiaux, le surendettement, la crise des émergents, les pressions déflationnistes, les risques financiers, la montée des nationalismes ou encore les tensions géopolitiques ».

L’économiste est réputée pour ses avis alarmants en ce qui concerne la conjoncture économique mondiale depuis plus d’un an, et son discours s’oppose généralement à celui de nombreux autres analystes, plus modérés et moins inquiets sur la trajectoire des économies développées.

L’économie mondiale est toujours fébrile

Malgré la remontée de plusieurs indicateurs d’activité industrielle depuis quelques semaines, ayant permis un rebond des marchés boursiers, l’économiste affirme : « La dégradation du contexte manufacturier mondial s’est intensifiée ces derniers mois. Au niveau global, production industrielle et échanges de marchandises ne progressent presque plus ».

Le ralentissement industriel aux Etats-Unis et en Chine, auquel s’est associé le recul des prix des matières premières, a été un sujet de craintes économiques en début d’année. Ces craintes étaient néanmoins apaisées par des indicateurs d’activité solides dans le large secteur des services. Mais pour Véronique Riches-Flores, « Les services ne sont pas au rendez-vous. Le mois de février a été désastreux du côté des indicateurs PMI des services, même s’ils ont peut-être été excessivement impactés par les crispations des répondants lors de ces sondages d’enquête à cause des difficultés boursières ».

L’économiste reconnaît cependant que certains éléments sont plutôt rassurants. Le secteur automobile, par exemple, continue de bénéficier d’une hausse de ses ventes de l’ordre de 10% en rythme annuel à l’échelle mondiale. Même en Europe, le nombre d’immatriculations de véhicules neufs est reparti en nette hausse au cours des derniers mois. « Mais on peut se demander si l’embellie du marché automobile n’est pas derrière nous », relativise l’économiste.

Cette dernière continue donc de voir le verre à moitié vide, bien que d’autres le voient à moitié plein. Tel est par exemple le cas de Frédéric Rollin, stratégiste chez Pictet AM, qui affichait lundi son optimisme sur l’amélioration à venir de l’économie mondiale, le poussant à revenir à l'achat sur les marchés émergents.

Les banques centrales obligées d’en faire plus

C’est en tout cas dans ce contexte d’incertitudes que la BCE, la Fed et la Banque du Japon se sont montrées plus accommodantes lors de leurs dernières réunions, notamment la BCE qui a renforcé son plan de relance monétaire sur le Vieux continent.

Véronique Riches-Flores hésite sur la manière dont cette relance tous azimuts des banques centrales doit être interprétée. L’économiste est la première à s’inquiéter de l’expansion du bilan des banques centrales et du risque de bulles engendré sur les marchés.

Pour autant, après avoir sonné l’alerte sur de nombreux fronts, l’économiste ne rejette pas l’utilité d’une accélération de la relance monétaire pour tenter de contenir les actuelles craintes économiques.

Soutenant ainsi la proactivité de Mario Draghi, l’économiste note que l’accélération des mesures de relance en zone euro a permis de « couper court au regain de tensions souveraines et bancaires ». En février, les banques européennes avaient en effet été victimes d’un mouvement de défiance des investisseurs, conjugué à la remontée des taux d’emprunts du Portugal et de l’Irlande sur les marchés.

« Dans le contexte de marché de ces derniers mois, la BCE aurait pris un risque considérable à ne pas tenter d’éradiquer les germes d’une nouvelle crise potentielle (…). Le risque d’emballement à la baisse [des marchés boursiers] constituait une menace grandissante. Les décisions de la BCE et de la Fed ont permis de déconnecter les indices de la trajectoire du précédent cycle de correction ».

En d’autres termes, l’économiste remarque que les indices boursiers étaient en train de suivre une configuration très semblable à celle des années 2007-2008, avec un risque de krach à venir semblable à celui de 2008. La récente action des banques centrales a ainsi peut-être permis d’éviter une répétition de l’histoire. L’amplification de la relance monétaire dans ce contexte était donc « un impératif bien légitime », reconnaît l’économiste.

Malgré tout, le débat reste entier sur l’efficacité économique réelle des mesures de relance monétaire, notamment le « quantitative easing » et l'effet des taux négatifs. Pour Véronique Riches-Flores, les banques centrales devraient mieux cibler leur relance.

Envisageant une solution alternative ou complémentaire au « quantitative easing », l'économiste estime qu’il serait peut-être plus utile que la BCE adopte « une politique de croissance structurelle en achetant des titres de la banque européenne d’investissement ». Cette dernière finance elle-même un certain nombre d’activités en zone euro dans de nombreux domaines : transition énergétique, santé, logement, recherche, transports ou encore sécurité. Une telle solution pourrait permettre de « pérenniser la croissance » de manière plus efficace que d’autres alternatives récemment commentées, comme celle de l’« helicopter money », qualifiée « d’absurde » par l’économiste.

Xavier Bargue (redaction@boursorama.fr)

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