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Les actions dans le rouge, les rendements obligataires montent
information fournie par Reuters18/01/2022 à 13:40

LES BOURSES EUROPÉENNES EN BAISSE À MI-SÉANCE

LES BOURSES EUROPÉENNES EN BAISSE À MI-SÉANCE

par Marc Angrand

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en net repli et les Bourses européennes restent orientées à la baisse à mi-séance mardi, l'amélioration du sentiment des investisseurs en Allemagne étant loin de suffire à rassurer les marchés face à la remontée des rendements obligataires tandis que le prix du baril de Brent évolue au plus haut depuis sept ans.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,69% pour le Dow Jones, de 1,11% pour le Standard & Poor's 500 et de 1,78% pour le Nasdaq après le week-end prolongé du Martin Luther King Jr Day.

À Paris, le CAC 40 perd 1,06% à 7.125,00 points vers 11h55 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,61% et à Francfort, le Dax abandonne 1%.

L'indice EuroStoxx 50 se replie de 0,96%, le FTSEurofirst 300 de 0,99% et le Stoxx 600 de 1,08%.

Une semaine avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, les perspectives de resserrement de la politique monétaire sont de nouveau au premier plan des préoccupations des investisseurs, certains analystes n'excluant plus une nouvelle accélération de la fin des achats d'actifs de la banque centrale avant la première hausse de taux attendue en mars.

Les interrogations sur la hausse des prix sont par ailleurs alimentées par les annonces de la Banque du Japon, qui a réaffirmé le caractère accommodant de sa politique mais a relevé sa prévision d'inflation.

La nervosité est d'autant plus marquée que les marchés s'apprêtent à entrer pour de bon dans la période des publications de résultats. Après les annonces mitigées de J.P. Morgan Chase et Citigroup vendredi, c'est Goldman Sachs qui doit présenter ses comptes avant l'ouverture.

Seul signal positif marquant du jour: le rebond plus marqué qu'attendu de l'indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne, à 51,7 contre 29,9 en décembre.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

La quasi-totalité des grands secteurs de la cote européenne évoluent dans le rouge, l'une des rares exceptions étant pour celui de l'énergie, dont l'indice Stoxx gagne 0,72% grâce à la hausse marqué des cours du pétrole.

À Paris, TotalEnergies (+1,12%) est en tête du CAC 40, TechnipFMC prend 2,59%, CGG 0,33%.

Le prix du baril pèse au contraire sur les valeurs du transport et des loisirs (-2,20%): Lufthansa cède 1,67%, Air France-KLM 1,31%.

Le compartiment des hautes technologies, toujours sensibles aux anticipations de hausse des taux d'intérêt, perd 1,97%; Worldline abandonne 3,49%, Dassault Systèmes 2,2%.

Selon l'enquête mensuelle de Bank of America, les positions surpondérées sur les "techs" sont au plus bas depuis décembre 2008, les allocations nettes sur les banques proches de leurs records.

Le secteur bancaire, qui bénéficie généralement de la hausse des taux, ne parvient qu'à limiter son repli (-0,26%).

TAUX

Le rendement des bons du Trésor américain à deux ans, le plus sensible à l'évolution des anticipations concernant les taux directeurs, bondit de plus de sept points de base à 1,0323%, au plus haut depuis février 2020, et le dix ans, à 1,8162%, gagne plus de quatre points, à un pic de deux ans.

Le dix ans allemand s'affiche quant à lui à -0,031% après être monté à -0,002%, un nouveau test du seuil de zéro sous lequel il évolue depuis mai 2019.

CHANGES

La hausse des rendements assure un soutien solide au dollar, qui s'apprécie de 0,11% face aux autres grandes devises.

Les annonces de la Banque du Japon, en soulignant les divergences de stratégie avec la Fed, pénalisent parallèlement le yen, ce qui a permis au billet vert de repasser en début de journée le seuil de 115 yens.

L'euro, lui, retombe sous 1,14 dollar malgré la bonne surprise de l'indice ZEW.

PÉTROLE

Le cours du brut sont dopés par le regain de tension géopolitique après l'attaque attribuée à des rebelles houthis aux Emirats arabes unis, qui vient nourrir les craintes liées à l'offre mondiale de brut.

Le Brent gagne 1,2% à 87,52 dollars le baril après avoir atteint 88,13, son plus haut niveau depuis 2014, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,63% à 85,19 dollars après un pic à 85,74.

Goldman Sachs, dans une nouvelle étude, estime que le prix du baril de Brent pourrait atteindre 100 dollars au second semestre.

(Reportage Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)

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