L'État américain du Tennessee a intenté un procès à BlackRock BLK.N au motif que le plus grand gestionnaire d'actifs au monde aurait enfreint les lois sur la protection des consommateurs en faisant des déclarations "trompeuses" sur sa stratégie d'investissement environnementale, sociale et de gouvernance d'entreprise (ESG), a rapporté Bloomberg News lundi.
Le rapport, qui cite une plainte déposée devant un tribunal d'État, indique que les fonds BlackRock qui ne tiennent pas compte des facteurs ESG sont injustement affectés par l'appartenance à des groupes de défense du climat, par les résultats des votes des actionnaires et par la pression exercée sur les entreprises pour qu'elles atteignent leurs objectifs environnementaux.
"Nous rejetons les affirmations du procureur général et nous contesterons vigoureusement toute accusation selon laquelle BlackRock aurait violé les lois du Tennessee sur la protection des consommateurs. Contrairement à ce qu'affirme le procureur général, BlackRock divulgue de manière complète et précise ses pratiques d'investissement et son approche du vote par procuration", a déclaré BlackRock dans un communiqué envoyé par courriel à Reuters.
Le bureau du procureur général du Tennessee n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire de Reuters.
Au début de l'année, le procureur général du Tennessee, Jonathan Skrmetti, avait demandé à dix grands gestionnaires d'actifs de fournir des informations sur la manière dont ils s'efforcent de lutter contre le changement climatique, dans le cadre d'une enquête sur d'éventuelles violations du droit de la consommation.
Skrmetti et 20 autres procureurs généraux d'États républicains ont également écrit en mars à aux gestionnaires d'actifs pour leur signaler qu'ils manquaient à leurs obligations fiduciaires dans leur gestion des questions environnementales ou sociales.
Les entreprises et les investisseurs prennent de plus en plus en considération des facteurs tels que le changement climatique et la diversité de la main-d'œuvre, qui peuvent, selon eux, affecter les performances et la réputation des entreprises. Cette approche a reçu le soutien des dirigeants démocrates, notamment du président américain Joe Biden, qui a opposé son premier veto de sa présidence pour défendre une règle sur l'investissement ESG.
Dans le même temps, les républicains, dont beaucoup viennent d'États producteurs d'énergie, se sont joints à un chœur de plus en plus nombreux qui s'oppose à l'ESG.

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