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Le secteur financier européen tente de se protéger face à la crise ukrainienne
information fournie par Reuters 24/02/2022 à 14:27

LE SECTEUR FINANCIER EUROPÉEN TENTE DE SE PROTÉGER FACE À LA CRISE UKRAINIENNE

LE SECTEUR FINANCIER EUROPÉEN TENTE DE SE PROTÉGER FACE À LA CRISE UKRAINIENNE

par Tom Sims et Iain Withers

FRANCFORT/LONDRES (Reuters) - Le secteur financier européen, en forte baisse jeudi en Bourse après la décision du président russe Vladimir Poutine de lancer une offensive sur l'Ukraine, a décidé de mettre en place plusieurs mesures pour se protéger des derniers développements de cette crise.

La banque britannique Lloyds a annoncé s'être placée en "alerte renforcée" contre d'éventuelles cyberattaques, tandis qu'Allianz a gelé son exposition aux obligations d'Etat russes.

En Allemagne, Deutsche Bank a déclaré avoir mis sur pied des plans d'urgence alors que les dirigeants européens ont averti qu'un nouveau paquet de sanctions contre Moscou était en préparation.

Sur le Stoxx 600 européen, l'indice sectoriel des banques accusait à la mi-journée une chute de 7,6%.

Les établissements financiers disposant d'une forte présence en Russie sont logiquement les plus affectés par le marasme boursier: la banque autrichienne Raiffeisen Bank International plonge de 18,6% et sa concurrente française Société Générale de 11,1%.

Le groupe italien UniCredit, dont la filiale russe est l'une des principales banques du pays, a dévissé de 9%, avant une suspension automatique de son cours. La banque a cependant déclaré que son "exposition à la Russie était très bien couverte".

La Russie a lancé jeudi une offensive de grande ampleur contre l'Ukraine par voies terrestre, aérienne et maritime dans ce qui est la plus grande attaque d'un Etat contre un autre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

LES BANQUES EUROPÉENNES LES PLUS EXPOSÉES À LA RUSSIE

Selon les données de la Banque des règlements internationaux (BRI), l'exposition des banques européennes à la Russie dépasse de loin celle des banques américaines, faisant des établissements financiers du Vieux continent, notamment la France, l'Italie et l'Espagne, les plus vulnérables au monde à une crise russe.

La BaFin, l'autorité de supervision des marchés financiers allemands, a dit jeudi surveiller de près l'évolution de la situation dans cette crise.

Les dirigeants des Vingt-Sept discuteront d'un nouveau train de sanctions massives et ciblées contre la Russie lors du sommet convoqué en urgence ce jeudi en début de soirée.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a précisé jeudi dans un communiqué que ces nouvelles sanctions cibleraient des secteurs stratégiques de l'économie russe en bloquant leur accès aux "technologies et marchés essentiels".

L'Union européenne ne devrait toutefois pas, pour l'instant, bloquer l'accès de la Russie au réseau interbancaire SWIFT, ont estimé jeudi plusieurs sources européennes.

Deutsche Bank et Allianz - deux des plus importants établissements financiers en Europe et tous deux présents en Russie - ont déclaré être prêts à se conformer aux sanctions.

Allianz, l'un des plus importants groupes de gestion d'actifs au monde, a déclaré que la part des obligations d'Etat russes dans son portefeuille était "actuellement très faible" et qu'il avait récemment mis en place un gel de ces actifs.

Deutsche Bank, à l'image d'autres banques, a, pour sa part, réduit sa présence en Russie à mesure que les sanctions contre Moscou ont été étendues.

"Nous avons mis en place des plans d'urgence", écrit la banque dans un communiqué. Un porte-parole du groupe n'a pas souhaité détailler ces plans mais a déclaré que "les risques étaient bien contenus".

Charlie Nunn, le directeur général de Lloyds, a pour sa part déclaré à la presse que son groupe était en "alerte renforcée (…) en interne concernant les vérifications en matière de cyber-risques".

Le sujet a fait l'objet de discussions mercredi lors d'une réunion entre le gouvernement britannique et les dirigeants du secteur bancaire, a-t-il ajouté, précisant que Lloyds est en état d'alerte renforcée depuis "les deux derniers mois".

(Reportage Tom Sims et Iain Withers, avec la contribution d'Alexandra Schwarz-Goerlich, Lawrence White, Valentina Za; version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot)

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