ACCRA, 17 septembre (Reuters) - Le bloc régional de l'Afrique de l'Ouest a imposé jeudi des sanctions contre la junte guinéenne et les dirigeants maliens responsables de la lenteur de la transition après le coup d'Etat de l'été dernier. Il s'agit de sa réponse la plus sévère depuis les coups d'Etat.
Cette décision a été prise lors d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) qui se tenait à Accra.
Les dirigeants régionaux ont décidé de geler les avoirs financiers et d'imposer des interdictions de voyager aux membres de la junte guinéenne et à leurs proches, insistant sur la libération du président Alpha Condé et sur une transition courte.
"Des élections doivent être organisées dans six mois", a déclaré Jean-Claude Kassi Brou, le président de la commission de la Cédéao.
Le bloc régional de l'Afrique de l'Ouest a aussi accentué la pression sur le gouvernement de transition du Mali, exigeant qu'il respecte l'accord sur l'organisation d'élections en février 2022 et qu'il présente une feuille de route électorale le mois prochain, était-il dit dans un communiqué publié après le sommet.
Toute personne au Mali qui entrave la préparation des élections s'expose aux mêmes sanctions que celles imposées à la Guinée, était-il ajouté dans le communiqué.
(Reportage Christian Akorlie avec Saliou Samb à Conakry et Bate Felix à Dakar, rédigé par Cooper Inveen, Bate Felix et Alessandra Prentice; version française Camille Raynaud)

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