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La Russie replonge dans les difficultés économiques, l'Ukraine risque le défaut de paiement

Boursorama12/08/2015 à 17:56

La Russie va rester lourdement pénalisée par la rechute du pétrole et du rouble, alors que son voisin ukrainien peine à honorer ses dettes.

En fin d’année dernière, la Russie a fortement pâti de la chute des cours du pétrole et de la chute du rouble. Le pays, qui montrait encore une certaine résistance en début d’année, se traduisant par la revalorisation du rouble, replonge désormais dans les difficultés économiques.

Au second trimestre, l’activité économique s’est fortement contractée en Russie, avec une baisse du PIB de 4,6% en rythme annualisé (T2 2015 par rapport au T2 2014). Par comparaison, au premier trimestre, la contraction du PIB russe n’était « que » de 2,2% en rythme annualisé. Le Monde remarque que la dégradation de l’activité au second trimestre a été un peu plus rapide que ce qu’avait prévu le gouvernement.

Parallèlement à cette dégradation de la conjoncture lors des derniers mois, le rouble a connu une forte rechute par rapport au dollar. Il y a un an, avant la crise, la parité était de 35 roubles pour 1 dollar. Lors du pic de la crise en décembre 2014, la monnaie russe avait perdu la moitié de sa valeur, s’échangeant à 70 roubles pour 1 dollar. Le rouble s’était ensuite raffermi en début d’année 2015, revenant en avril à 50 roubles pour 1 dollar. Mais depuis cette date, la monnaie russe rechute et s’échange de nouveau à 65 roubles pour 1 dollar.

Taux élevés et secteur bancaire en difficultés

L’une des mesures prises pour éviter les fuites de capitaux hors de Russie à cause de la dévaluation du rouble a été la remontée du taux directeur de la banque centrale. En décembre 2014, le taux de la banque centrale russe était ainsi passé en une seule fois de 6,5% à 17%, avant de redescendre par la suite à 11%. L’épargne en roubles étant de cette manière mieux rémunérée, les transferts d’argent vers d’autres devises, notamment le dollar, s’en sont trouvés limités, ce qui a évité à l’économie russe d’être exsangue de capitaux.

Néanmoins, les taux très élevés ont aussi de lourdes conséquences négatives pour l’économie russe. D’une part, les taux élevés réduisent les incitations des entreprises à investir dans leur propre activité : pourquoi risquer des capitaux dans une activité économique dépendante d’une conjoncture incertaine, alors que ce même argent sera correctement rémunéré s’il est laissé en banque sous forme de dépôt ? Surtout, la hausse des taux se répercute sur les taux des crédits bancaires, qui étouffent aussi bien les projets d’entreprises insuffisamment rentables que les ménages souhaitant contracter un emprunt. Ainsi, le crédit se réduit et les défauts d’emprunteurs augmentent, ce qui pénalise les établissements bancaires.

« Les leaders Sberbank et VTB ont vu chuter leurs recettes, ont accru leurs provisions face à la dégradation de la qualité des créances et ont publié des résultats en forte baisse au premier semestre », explique mercredi Benjamin Quénelle des Echos. « Presque chaque semaine, la banque centrale de Russie retire sa licence à un ou deux des 800 établissements bancaires russes pour insuffisance de fonds propres ou pour transaction douteuses », ajoute-t-il.

Les autres secteurs de l’économie russe souffrent également, comme le secteur automobile où les dernières statistiques de juillet ont montré que les ventes de voitures en Russie ont reculé de 27,5% en rythme annualisé.

Poursuite des difficultés en perspective

Surtout, les difficultés risquent de se poursuivre dans les chiffres du troisième trimestre 2015, déjà bien entamé. Les cours du pétrole ont repris leur chute depuis le début du mois de juillet, atteignant de nouveau leurs plus bas annuels de janvier.

Depuis le 23 juin, le baril WTI a perdu environ 30% de sa valeur, passant de 61 dollars à 43 dollars. Or, la santé de l’économie russe reste très dépendante des cours de l’or noir.

Du côté du marché boursier, l’indice RTS, qui avait fortement rebondi entre janvier et mai, passant de 750 à presque 1100 points, évolue depuis cette date dans un canal baissier, qui l’a ramené sous les 850 points (827 points au 12 août).

L’Ukraine risque quant à elle le défaut de paiement

Le voisin ukrainien, qui pâtit toujours des conséquences économiques du conflit survenu dans certaines régions de l’Est du pays (et qui semble se raviver aujourd’hui-même), approche quant à lui du défaut de paiement pur et simple.

Une réunion entre l’Ukraine et ses créanciers a lieu ce mercredi à San Francisco pour discuter des solutions envisageables. « L’Ukraine discute d’une restructuration de sa dette avec ses créanciers privés avant une échéance de 500 millions de dollars » le 23 septembre prochain, explique Yves Bourdillon des Echos.

La dette publique de l’Ukraine a environ doublé en l’espace de deux ans. Selon les estimations du FMI, la dette ukrainienne devrait atteindre 94% du PIB d’ici la fin de l’année en cours, contre 40% fin 2013 et 71% fin 2014. Même si ce ratio reste plus faible que dans de nombreuses grandes économies développées (notamment la France, dont le ratio de dette/PIB frôle les 100%), le problème de l’Ukraine est qu’elle est à court de liquidités et ne devrait pas parvenir à rembourser les sommes dues aux prochaines échéances à moins d’une aide supplémentaire.

Le pays est déjà sous assistance du FMI, bénéficiant actuellement de son troisième plan d’aide internationale depuis 2008, rappelant à ce niveau la situation que connaît actuellement la Grèce, dans un contexte politique néanmoins très différent de celui de l’Ukraine.

X. Bargue (redaction@boursorama.fr)

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