Le graphique de l'indice boursier allemand DAX est photographié à la bourse de Francfort
par Claude Chendjou
Les Bourses européennes ont terminé en ordre dispersé jeudi et Wall Street était légèrement en hausse à mi-parcours dans une séance hésitante après les récents records des indices S&P 500 et Nasdaq alors que le rallye observé depuis le début de semaine commence à s'estomper.
Les investisseurs ont intégré les derniers développements du conflit au Moyen-Orient parallèlement à une vague de solides publications d'entreprises, ce qui a donné lieu à des prises de bénéfices.
À Paris, le CAC 40 a fini sur une perte de 0,14% à 8.262,7 points. Le Footsie britannique a avancé de 0,29% et le Dax allemand a progressé de 0,35%.
L'indice EuroStoxx 50 a perdu 0,12%, le FTSEurofirst 300 0,13% et le Stoxx 600 0,05%.
Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 0,22%, le Standard & Poor's 500 de 0,35% et le Nasdaq de 0,50%. Ces deux derniers indices ont touché en séance des niveaux sans précédent.
La perspective de discussions entre Israël et le Liban qui seraient suivies d'une trêve a ravivé, durant une bonne partie de la séance, les espoirs d'accord en vue de mettre fin à la guerre en Iran et plus globalement au Moyen-Orient.
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'Israël et le Liban allaient entamer une trêve de 10 jours à partir de 17h00 heure de Washington (23h00 en France).
Des analystes estiment désormais que des preuves plus tangibles d'une paix durable pourraient s'avérer nécessaires pour maintenir la dynamique actuelle des marchés financiers.
"Il est difficile de comprendre la raison pour laquelle les investisseurs sont si optimistes", souligne Melissa Brown, directrice d'études en investissement chez SimCorp, ajoutant les mouvements du marché au cours des derniers jours ont été davantage basés sur le sentiment que sur les fondamentaux.
A la clôture des Bourses en Europe, l'indice VIX de la volatilité à Wall Street repartait légèrement à la hausse, gagnant plus de 3% au-dessus des 18 points, tandis que son équivalent sur l'Eurostoxx 50 a franchi la barre des 20 points, en hausse de 3,5%, signe d'une certaine prudence des marchés. Ces indices restent cependant toujours nettement en retrait des seuils atteints au plus fort de la guerre.
VALEURS EN EUROPE
Kering a cédé 3,09% après avoir dévoilé un nouveau plan stratégique visant à relancer sa croissance.
EasyJet a chuté de 4,96%, le transporteur aérien anticipant une perte avant impôts plus importante que prévu au premier semestre.
Tesco s'est adjugé 4,70% grâce à la croissance de ses ventes annuelles et l'annonce d'un programme de rachat d'actions.
Barry Callebaut a plongé de 15,59%, le fabricant suisse de chocolat ayant abaissé sa prévision de bénéfice d'exploitation annuel.
Monte dei Paschi (MPS) a progressé de 2,42% après le vote des actionnaires en faveur d'une réintégration de Luigi Lovaglio au poste d'administrateur délégué.
Gerresheimer a grimpé de 17,74%, les créanciers du fabricant allemand de produits médicaux ayant renoncé certaines clauses restrictives sur la dette du groupe.
LES INDICATEURS DU JOUR
La production industrielle aux Etats-Unis a reculé de manière inattendue en mars, de 0,5%, selon les statistiques officielles.
Les conditions d'activité dans la région de Philadelphie se sont améliorées de façon inattendue en avril, avec un indice "Philly Fed" à 26,7, montre l'enquête mensuelle de l'antenne locale de la Réserve fédérale.
Les inscriptions au chômage ont diminué aux Etats-Unis la semaine dernière, à 207.000 contre 218.000 la semaine précédente, selon le département du Travail.
L'inflation en zone euro a augmenté plus que prévu initialement en mars, à 2,6%, dépassant largement l'objectif de 2% de la BCE, montrent les données définitives d'Eurostat.
La croissance britannique a dépassé les attentes en février, avec une hausse du PIB de 0,5% sur la période décembre-février.
Le gouvernement allemand a abaissé ses prévisions de croissance économique pour 2026 et 2027 et relevé ses perspectives d'inflation afin de prendre en compte l'impact de la guerre en Iran sur les prix de l'énergie, selon une source.
CHANGES
Le dollar prend 0,16% face à un panier de devises de référence, profitant d'un rebond technique, alors que les cambistes suivent les derniers développements au Moyen-Orient.
L'euro recule de 0,15%, à 1,1780 dollar, tandis que la livre sterling s'échange à 1,3535 dollar (-0,18%).
TAUX
Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans avance de 1,2 point de base, à 4,29%, à la clôture des Bourses en Europe, après avoir légèrement reculé en séance.
Les investisseurs analysent l'évolution probable des taux directeurs, tandis que les banquiers centraux évaluent les risques pesant sur l'inflation et la croissance. Cette prudence intervient après trois semaines de hausse alimentée par l'optimisme suscité par un possible cessez-le-feu dans le conflit israélo-américain avec l'Iran.
Le rendement du Bund allemand à dix ans a cédé en clôture environ 1,5 point de base, à 3,03%, s'éloignant un peu plus du pic de 3,13% touché fin mars.
PÉTROLE
Le marché pétrolier monte, les investisseurs se demandant si les pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l'Iran permettront de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre qui a perturbé les approvisionnements énergétiques venant du Moyen-Orient.
Le Brent progresse de 3,62% à 98,36 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 2,34% à 93,41 dollars.
A SUIVRE VENDREDI :
(Rédigé par Claude Chendjou, avec la contribution de Niket Nishant et Avinash P à Bangalore, édité par Benoit Van Overstraeten)

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